POLITIQUES DE L’EMERVEILLEMENT – Esthétique et stratégies des pouvoirs culturels

La question esthétique – qu’est-ce qui est pour moi beau ? – ne meurt pas. Sa survie est un enjeu et un signe encourageants, car dans un monde de l’accumulation où le jugement est dominé par les critères quantitatifs, il inscrit la contestation entêtée d’une expérience quotidienne et partagée qui est qualitative par nature. Certes, les maîtres de l’accumulation savent enrôler la petite flamme de l’émerveillement, lui trouver une fonction au service de la grande soupe de l’équivalent général money.  Mais l’éteindre, non. Je retrouve ce texte ancien. Il aborde la construction des politiques culturelles à partir de leur coeur de métier : les esthétiques. Un chapitre du débat sans fin entre pouvoirs et liberté.

Version 2

Barkoro, 2008 – vallée de l’Omo, Ethiopie                                                                                   Photo Gilles Perrin

 

1 – Le souci esthétique est universellement partagé

La politique artistique n’est pas d’abord une question administrative ou technique. Elle est un parti pris des citoyens sur la façon dont ils souhaitent donner des réponses collectives aux besoins esthétiques qui les travaillent. Tous sont traversés par des besoins esthétiques. Avec des moyens symboliques et matériels inégaux, tous portent attention à la forme de ce qu’ils disent ou écrivent, aux images qu’ils mettent au mur, à l’aspect de leur corps et de leur habillement, à la qualité des sons qu’ils écoutent, à l’architecture de leur habitation ou à l’urbanisme de leur rue, c’est à dire à ce que disent les innombrables signes qui constituent la place publique du langage dans son acception la plus large, à la qualité de ces signes. Cependant, l’universalité du souci esthétique émerge peu dans le discours politique. Le désir d’art est traité comme une affaire privée qu’on ne saurait traduire en revendication collective, ou alors comme un problème de consommation que l’audimat suffit à gérer convenablement. Les politiques culturelles sont le plus souvent des politiques corporatistes à destination des milieux culturels ou des politiques nationales d’influence et de prestige.

Il me semble qu’il faut aujourd’hui les frotter à nouveau à l’aspiration démocratique, en faire à nouveaux frais un objet de choix et d’action politiques, donc d’abord regarder ce qu’est vraiment le désir d’art, comment il apparaît concrètement dans la société et dans les cœurs.

2 – Trois grandes familles d’esthétiques

On peut je crois discerner trois grandes matrices esthétiques, trois grands espaces sociaux et idéologiques de formation des esthétiques contemporaines :

A – Les esthétiques de l’excitation.

Est vécu comme beau, comme répondant à mon souci d’esthétique ce qui excite mon esprit, mon imagination, ma sensibilité, ce qui relance mon désir et lui évite l’assoupissement. Le développement technologique, l’industrialisation de la production culturelle favorisent le développement des esthétiques de l’excitation et y sont bien adaptées. Ces conditions techniques donnent aux créateurs et aux fabricants de biens culturels des moyens très efficaces pour provoquer la surprise, le sentiment de nouveauté et pour les relancer sans cesse. Les esthétiques de l’excitation, fondées sur la séduction rapide, distinguent aisément entre le séducteur, dont la base sociale peut être numériquement très réduite, et le séduit, potentiellement tout le monde. Ces esthétiques sont particulièrement propices à une culture de l’offre et de la demande. La classe qui détient le pouvoir économique, qui décide de l’offre et manipule la demande en a fait son affaire : propriétaires et ordonnateurs du capital financier, manageurs des grandes entreprises culturelles du secteur commercial, ainsi que ceux qui les servent directement. Aujourd’hui, cette esthétique est sciemment, méticuleusement, chèrement fabriquée et utilisée par cette oligarchie pour captiver le plus grand nombre dans un dessein qui, principalement, n’est ni esthétique, ni politique, qui est économique.

 Mots clefs : show business, spectacle, artiste, vedette, star, nouveauté, variétés, cinéma, sexy, suspense, thriller, public, cible, entertainment, sport, tourisme, exciting

Organes politiques : le gouvernement des Etats-Unis, pays dont le premier poste d’exportation est constitué par les biens culturels, les institutions supranationales extra-étatiques travaillant à la marchandisation du champ symbolique, sous l’influence des industries capitalistes de la culture, de la communication et de l’entertainment : OMC, Banque mondiale, FMI, FIFA, CIO, voire la Commission européenne quand elle organise l’articulation entre les exigences du pouvoir économique et les administrations publiques

Idéologies politiques : le libéralisme pour justifier les pratiques de la source, le populisme pour justifier la soumission de la cible.

Vecteurs culturels : la télévision, les médias de masse, l’industrie cinématographique, le multimédia, les jeux vidéo, les réseaux sociaux, les smartphones, les industries de la communication et tous les champs culturels ou artistiques qui se prêtent d’une manière ou d’une autre à l’industrialisation.

B – Les esthétiques du raffinement.

Est vécu comme beau, comme répondant à mon souci d’esthétique ce qui me cultive, ce qui améliore la qualité des signes dans lesquels mon esprit se dit et se reconnaît, ce qui fait de moi un esprit distingué. C’est l’esthétique de référence des milieux qui réfléchissent les questions d’esthétique. Ses sources sociales sont les classes moyennes cultivées du centre de l’Empire. L’esthétique du raffinement se définit comme pure approche de « la » culture. Elle place au sommet de ses hiérarchies esthétiques les arts artisanaux, non ou mal industrialisables, et qui, comme le théâtre ou les arts plastiques de galerie, sont d’un accès naturellement réservé du fait de leur rareté.

Mots clefs : culture, création, excellence, professionnel, démocratisation, éducation, éducation populaire, accès à l’art, exception culturelle, service public, institution, intérêt général, intervention publique, histoire de l’art, art contemporain, littérature universelle

Organes politiques : le ministère de la culture, les pouvoirs publics nationaux ou locaux, les partis politiques, les divers pouvoirs publics culturels.

Idéologies politiques : l’étatisme, la régulation et la social-démocratie (mais peu ou prou, ses « raisons » font consensus du gaulliste Malraux au socialiste Lang en passant par le communiste Ralite).

Vecteurs culturels : l’école, les musées, les institutions culturelles publiques, l’édition et la presse indépendantes, les syndicats d’employeurs et de salariés du champ artistique et culturel, les académies, les jurys littéraires ou artistiques, les organismes de coopération culturelle internationale, certains marchés (arts plastiques de galeries)…

C – Les esthétiques de la resymbolisation.

Est vécu comme beau, comme répondant à mon souci d’esthétique ce qui me fournit des mots, des signes pour rassembler mon image éparpillée et lui donner sens, moi qui souffre de n’être pas entendu, qui parfois ne sait ni lire, ni écrire, moi qui ne me reconnaît pas dans le langage ou les représentations du dominant. Quand ça sort – premières phrases de blues dans les champs de coton, premières figures de hip hop sur la dalle d’une cité, renouveau du théâtre de kotèba dans les salles de Bamako, chants religieux au service du dimanche, affiches militantes, sessions slam – j’en vis l’importance et la beauté. Les mots de ces esthétiques se développent par familles, dans la vie concrète des communautés où surgit l’urgence à signifier. Le plus rassemblé est sans doute « cultures », au pluriel, dans le sens où l’on parle de culture hip hop, où les exclus de l’esthétique du raffinement y opposent « leur » culture. « Ma » culture par opposition à « la » culture. Culture par opposition à la distinction « raffinée » entre art et culture, bain de signes qui résistent à la hiérarchisation académique entre œuvres consacrées et pratiques culturelles quotidiennes, entre art professionnel et pratiques amateurs, entre œuvres, artistes et publics. Ce qui émerge là, c’est une cohérence esthétique communautaire, une cohérence affirmée comme telle, voyante. Les adeptes de la « culture reggae » se remarquent. Les sources sociales des esthétiques de resymbolisation sont dans les classes populaires et les périphéries de l’Empire aux prises avec la dépossession symbolique. Elles constituent potentiellement le plus grand nombre. Elles se forment dans l’urgence. Leur urgence n’est pas la qualité, mais l’existence même des signes, leur émergence, la resymbolisation des sujets, l’identification des groupes, parfois leur emmurement.

Mots clefs : cultures, communautés, la multitude des codes propres à chaque communauté émettrice de telles esthétiques…

Réseaux et idéologies politiques : communautarisme, altermondialisme, mouvements « indigènes », intégrismes, communismes, anarchismes…

Vecteurs : les peuples acculturés des périphéries de l’empire, les modes et les pratiques portées par la jeunesse des milieux populaires, l’économie dite informelle, le piratage, le sampling, les flux migratoires, certaines sectes religieuses, internet, le téléphone portable, les murs…

3 – Des distinctions infra-politiques

Cette topologie des grandes familles contemporaines d’esthétiques dessine une réalité qui globalement n’a pas encore accédé à la politique. Il y a bien des politiques de ces esthétiques, mais le plus souvent, elles se dénient comme telles. La politique dominante des esthétiques de l’excitation ne se présente pas comme un dessein culturel, mais comme un objectif industriel et commercial (libéralisme) ou comme la satisfaction du client (populisme). D’ailleurs, les principaux représentants de cette option politique dans l’élection présidentielle française (Sarkozy côté libéralisme, Le Pen côté populisme) préconisent la suppression du ministère de la culture.

La politique des esthétiques du raffinement se dénie (et s’ignore) comme expression politique de la domination culturelle des couches cultivées du centre de l’empire, couches sociales qui font coïncider leur culture avec le champ couvert par le ministère de la Culture, qui est aujourd’hui « leur » ministère.

La politique des esthétiques de resymbolisation est parfois plus clairement construite et exprimée, mais dans un éparpillement communautaire vécu comme indépassable. Elle s’exerce souvent de façon autonome, souvent hors institution, souvent hors marché. Ses liens avec l’intervention publique sont imprécis, diffus : à la marge le ministère de la Culture ; par mille synapses aléatoires, tous les dispositifs auxquels elle peut fournir un argumentaire : politiques de la ville, intégration, coopération, etc.

Il faut également insister sur le fait que cette topologie n’induit en aucun cas une hiérarchisation qualitative. Un atavisme de gauche pousse à lire dans l’expression populaire la vérité des choses. Mais c’est un atavisme, non pas un point de vue politique et encore moins le fruit d’une réflexion. Les signes produits dans le champ des esthétiques de resymbolisation sont souvent très faibles, submergés par ce qu’ils ont à signifier et du coup, ils ne fonctionnent bien que dans la communauté qui les produit. À l’inverse, les esthétiques de l’excitation, par exemple le cinéma dit commercial, produisent aussi à l’occasion des récits prenants et profonds. Ce n’est pas parce qu’elle séduit vite et en nombre qu’une oeuvre est sans qualité.

Par ailleurs, ces esthétiques ne sont absolument pas étanches. Tout acte artistique les mélange. Le roman policier ou le cinéma commercial, qui en leur axe peuvent être considérés comme alimentant d’abord les esthétiques de l’excitation (s’en alimentant), n’interdisent ni l’implication resymbolisante de l’artiste qui les produit, ni le raffinement des formes. La culture hip hop ne cesse de fournir des rappeurs aux exciteurs et des danseurs aux raffinés.

Il est donc nécessaire de passer à la politique, de dire ce que, politiquement, nous voulons faire de ça et qui n’est inscrit ni dans les gènes de la société, ni dans un programme prédéfini du beau.

4 – Quelle politique ?

La politique culturelle de l’État est aujourd’hui pour l’essentiel placée sous l’influence des esthétiques du raffinement, tandis que ses politiques économique, industrielle et de communication donnent un solide coup de main aux esthétiques de l’excitation.

La politique culturelle de l’État est dans l’impasse, parce qu’elle partage et adoube l’illusion étatiste et impériale des esthétiques du raffinement placées en surplomb de tout. Les classes sociales qui produisent ces esthétiques et s’y retrouvent disposent déjà des signes à travers lesquels se reconnaître et se dire. Il est donc juste et bienfaisant pour elles qu’elles cherchent à les cultiver, à les raffiner, à en étendre la palette et la qualité. Mais placer sous le vocable de « démocratisation de la culture » l’accès des couches populaires à ces pratiques de raffinement est voué à l’échec, car c’est demander à des couches sociales déjà dépossédées de renoncer à la production autonome du langage, à l’urgence de construire une image de soi constructive et communicable, de renoncer à être un des pôles de la conversation. C’est faire comme si leur expérience de l’existence si singulière par tant d’aspects, n’avait pas à créer les mots pour se dire et devait s’en remettre aux mots des autres. Comme s’il existait un autre en mesure de parler pour tout le monde (le mâle blanc de plus de quarante ans à revenus moyens ou supérieurs ?) Et au bout du compte, c’est laisser la main aux maîtres actuels des esthétiques de l’excitation, experts en séduction du grand nombre.

Or la machine à désymboliser les peuples est justement entre les mains de ces maîtres-là. En transformant les signes, le langage, l’art, la culture en leurres destinés à capturer du « temps de cerveau disponible », ils les vident de leur sens, assèchent la possibilité même de construire un espace commun où une parole politique fiable puisse réunir des humains sur des objectifs partagés. Le langage est réduit à ses fonctions de séduction. Ses fonctions de sens, de vérité, de communication, ses capacités politiques s’affaissent. « On ne peut plus croire en rien ».

C’est à partir de cet enjeu anthropologique considérable qu’il faut, me semble-t-il, penser et mettre en oeuvre des choix de politique culturelle, les transformer en politiques publiques.

L’objectif d’une politique démocratique est de rendre au peuple la conduite de son destin en matière de production symbolique. Cela implique de la disputer aux oligarchies capitalistes qui s’en sont emparées.

Quelles sont les forces qui peuvent permettre de le faire ?

Je crois que seule la jonction entre les forces sociales porteuses des esthétiques du raffinement et celles qui aspirent à la resymbolisation permet de réunir la puissance nécessaire. Le savoir faire plus le besoin d’être. Sans surplomb de l’un sur l’autre. Tentative commune d’éviter la captation du langage par les vidangeurs de toute signification. Tentative aussi d’éviter que la fin souhaitable de l’empire se traduise par la ruine d’affrontements communautaristes. Urgente alliance. Alliance peut-être possible. Constitution d’une nouvelle figure du peuple.

Pour une grande part, la mise en œuvre d’une telle politique ressortit à l’engagement autonome des uns et des autres plutôt qu’aux divers systèmes de pouvoirs publics intervenant dans le champ culturel. Les partis politiques doivent le savoir, le respecter et peut-être construire avec ces mouvements de fond des articulations nouvelles.

Mais la puissance publique, l’État, les programmes politiques sont évidemment concernés eux aussi. Une telle mise en mouvement se traduit aussi en mesures politiques, en mise à disposition de moyens publics. De ce point de vue, le cadre général d’un renouveau des politiques culturelles publiques est relativement clair.

1 – Maintenir les capacités publiques mises au service des esthétiques du raffinement. Conséquence pratique : au moins le maintien des moyens publics qui lui sont affectés (budgets culturels publics)

2 – Créer les conditions de la jonction avec les esthétiques de la resymbolisation. Conséquence pratique : dégager des moyens supplémentaires et les affecter à ça ; ouvrir avec détermination le chantier de réflexion et d’expérimentation qui peut aider à rendre cette jonction possible, à lui donner des traductions institutionnelles appropriées.

5 – Abolir la frontière symbolique coloniale

On comprend bien qu’une telle relance des politiques culturelles nécessite une phase d’invention, de tâtonnements. Ces remises à plat sont complexes, parce qu’elles nécessitent un vrai retournement des représentations, notamment chez ceux qui aujourd’hui tiennent le pouvoir culturel. Il ne faudra pas avoir froid aux yeux, ni craindre les inévitables débordements qu’une telle entreprise porte en elle-même.

J’ai initié au Mali, avec mon ami Alioune Ifra Ndiaye qui en est le directeur, une structure de création artistique et d’action culturelle, BlonBa, qui est en train de prendre une place notable dans les processus de resymbolisation de ce pays longtemps colonisé et aujourd’hui situé à la périphérie de l’empire. En matière théâtrale, nous nous sommes placés dans la tradition du kotèba, une forme classique mandingue de satire sociale sur le mode de l’autodérision burlesque. Dans les années 1980, plusieurs des artistes avec qui nous travaillons aujourd’hui font passer le kotèba de la campagne à la ville, de la place du village à la scène, des codes ritualisés du Mali antique à ceux que l’hybridation coloniale a répandus. Cette aventure artistique prend alors une importance considérable et joue un rôle politique important, reconnu dans la chute de la dictature de Moussa Traoré. Cependant, du point de vue des esthétiques du raffinement, on peut dire que ça ne compte pas. Indiffusable en dehors de la communauté qui l’a produit et qui y ajoute spontanément le sens que le signe n’est pas en mesure de porter seul.

Nous avons continué cette histoire et je crois que notre expérience artistique constitue une tentative de mettre en œuvre l’alliance dont je parle plus haut. L’équilibre entre l’urgence de l’ « à signifier » et le raffinement des signes est forcément instable. Nous tâtonnons en nous donnant comme règle absolue de nous placer par priorité dans un mouvement de resymbolisation pour le Mali. Mais nous avons établi d’une façon que je crois assez probante, et en tout cas vraiment autonome (quatre spectacles à diffusion internationale quasiment sans aide des pouvoirs publics !), la jonction avec des forces qui appartiennent aux esthétiques du raffinement dans le centre de l’empire. Et il se passe alors quelque chose. À travers tout une série de médiations qui restent en partie mystérieuses, nos spectacles, quand ils viennent en France, attirent un public insolite, bobos et prolos, désintimidé, mélangé, conscient in fine d’avoir, le temps de la représentation, partagé des émotions, touché du cœur leur commune humanité en dépit d’énormes inégalités dans l’accès au patrimoine culturel et dans les habitudes du rapport à l’art. Constitution du peuple tel que l’a fait la mondialisation des relations humaines, autour de signes capables de le resymboliser ensemble.

Je ne peux ici entrer dans le détail des énormes problèmes pratiques, théoriques, artistiques, humains que nous avons dû résoudre, mais je constate que les expériences de ce type sont possibles et d’une grande fécondité.

Aujourd’hui, les politiques culturelles publiques de coopération franco-africaines sont pour l’essentiel consacrées à intégrer la création africaine dans les circuits et dans les habitudes des esthétiques du raffinement, alors qu’en Afrique plus que partout ailleurs, l’urgence de la resymbolisation l’emporte sur toute autre. L’effondrement du théâtre et du cinéma africain francophone en est de mon point de vue une des conséquences les plus visibles. Amenés à excentrer leurs critères pour se rendre éligibles à des sources de financement impliquant de s’intégrer au rapport à l’art tel que le conçoit l’Occident, ils ont d’abord perdu leur âme, puis leurs fonds.

La mise en œuvre d’autres pratiques et d’autres politiques d’échanges culturels est possible. Elle prend pour la France même une urgence majeure depuis qu’une partie importante de notre peuple et surtout de notre jeunesse a l’Afrique parmi ses sources culturelles, depuis que l’Afrique est devenue une des sources culturelle de la France populaire.

Il me semble que ce chantier là est un très bon fil par où commencer à démêler la pelote, un fil qui touche aussi, et directement, à la politique de la puissance publique et de l’institution.

 

Ce texte a été publié en pdf par le site teaching-design.com http://www.teaching-design.com/pdf/reflexion/trois-esthetiques.pdf

J’ai récemment développé les questions ici abordé dans ce blog https://jlsagotduvauroux.wordpress.com/mondialite-culturelle-urgence-politique-clef-dun-nouveau-monde/

 

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