Culture, mondialité, émancipation : en finir avec la Guerre de 500 ans

 

(Texte d’une conférence donnée dans le cadre d’une initiative de la Fondation Gabriel Péri et du Mouvement de la paix – sur la photo, monument à Solitude (1), héroïque résistante au rétablissement de l’esclavage par Bonaparte, figure emblématique du combat émancipateur des travailleurs et travailleuses de Guadeloupe placées sous régime esclavagiste).

Deux guerres du XXe siècle ont été qualifiées de guerres mondiales. Elles furent pourtant, pour l’essentiel, des guerres entre puissances industrielles et ne touchèrent les autres parties du monde que par ricochet, parce que les nations directement engagées dans le conflit exerçaient une tutelle sur la quasi-totalité des humains. La planète a connu ces cinq derniers siècles une guerre autrement plus longue, autrement plus mondiale, guerre d’une violence extrême qui est jusqu’à présent une guerre sans nom, ce qu’ici je baptise « Guerre de 500 ans ».

Ce conflit commence au 15e siècle et ses dernières secousses nous sont contemporaines. Il s’agit de la conquête du monde par quelques nations européennes, guerre qu’inaugure un événement inouï dans l’histoire de l’humanité, la destruction et l’engloutissement de civilisations entières – le fruit de l’humanité des habitants des Amériques avant leur « découverte » par l’Europe. Il n’existe pas d’autres exemples de civilisations anéanties par la force des armes.

La Guerre de 500 ans attaque ensuite et très vite les côtes africaines pour y prendre des centaines de milliers de captifs, les déporter, les mettre sur le marché et en exploiter la force de travail par une privation totale de liberté. A la fin du XIXe siècle, la planète entière est assujettie. La guerre continue jusqu’à la fin du 20e siècle – guerre d’Algérie, guerre du Vietnam, apartheid en Afrique du Sud… –, séquences historiques meurtrières et cruelles.

La guerre sans nom

Pourquoi cette guerre n’est-elle pas nommée ? Pourquoi l’extrême violence de son moment inaugural est-il euphémisé sous la paisible dénomination de « découverte de l’Amérique » ? Comment le traumatisme humain tellurique qu’a été la conquête du monde au nom de la supériorité de la prétendue « race blanche » fait-il moins image que les quatre ans de conflit intra-européen dénommé Première guerre mondiale ? Cette vertigineuse torsion idéologique de notre rapport aux histoires des peuples de Terriens est jusqu’à présent un des nœuds de la résistance à l’émancipation humaine.

Transportons-nous maintenant vers un autre versant de cette histoire, celui que nous révèle la grande galerie du Louvre consacrée aux peintres de la Renaissance italienne. Le sublime récit que nous conte cette collection commence avec La Maesta de Cimabue (vers 1280) et se termine avec La Joconde de Léonard de Vinci (peinte entre 1503 et 1506). Ce grand livre d’images nous dévoile une fabuleuse aventure de l’esprit humain, le passage d’un monde interprété à travers la majesté divine et le dogme religieux, à un autre où l’homme devient la mesure de tout. C’est la naissance de l’humanisme, un moment d’émancipation humaine qui aura des effets gigantesques sur les sciences, la pensée rationnelle, la technologie, l’avènement de la démocratie représentative…

Le mythe de l’histoire unique

C’est aussi la naissance du progressisme, l’idée que l’histoire se développerait comme un vecteur gradué qui va du moins vers le plus. Dans l’avènement d’une représentation humaniste du corps et de l’espace humain, Giotto va plus loin que Cimabue, Fra Angelico plus loin que Giotto, Michel Ange ou Léonard plus loin que les précédents. Cette conception d’une histoire humaine unique et vectorielle est au cœur de notre représentation de la modernité.

Mais, comment penser l’humanisme et l’idée de progrès en même temps qu’on ravage le monde et qu’une petite partie des humains assujettit les autres peuples. On invente alors le racisme comme grille d’interprétation structurante des histoires humaines : l’humanité est divisées en races – invention de la race blanche – et composée d’humains de plein exercice et de sous-humains (ce racisme très spécifique vient se superposer à une oppression qui plonge dans la nuit des temps et qui place la totalité des femmes parmi les sous-hommes. Il faut attendre 1945 pour que les femmes françaises puissent voter et bénéficier ainsi de ce « droit de l’homme » proclamé un siècle et demi plus tôt).

L’invention de la race blanche

L’invention de la race blanche est une clef idéologique de la coexistence entre humanisme, progressisme et racisme. Si toute personne dont le corps signale qu’il a des origines lointaines ou proches en Afrique peut être désignée comme « Noire » ou « de couleur », on ne peut désigner comme Blancs que celles et ceux dont le corps signale qu’il n’a d’origine qu’en Europe. Race pure. Ce concept de « race pure » est caractéristique de la structuration raciste de nos représentations issues de la domination blanche. Mais nous utilisons innocemment (ou pas) et de façon régulière les catégories raciales de Noir ou de Blanc. Mon fils, dont la maman est malienne, ne peut pas dire avec l’intention de se faire comprendre qu’il est Blanc. Contrairement à moi, il n’appartient pas et n’appartiendra jamais à la « race pure ». On a là l’empreinte dans nos évidences du mixe idéologique humanisme-progressisme-racisme par lequel s’est justifiée la Guerre de 500 ans et qui imprime en profondeur le racisme dans notre univers culturel et nos représentations.

Cette conception raciste articulée avec la notion de progrès se traduit par des distinctions spontanées comme celle qui discerne des nations avancées et nations moins avancées. Moins avancée pourquoi ? En quoi le Sénégal est-il moins avancé que la France ? En terme de PIB et de développement capitaliste sans doute, mais les Sénégalais, les Maliens, les Chiliens, etc. ont toutes les raisons de penser que sur beaucoup d’aspects de leur humanité, ils ne sont pas moins « avancés » que les autres, qu’en matière d’humanité, l’idée même d’être plus ou moins « avancé » ne tient pas vraiment la route.

Sarkozy est allé au Sénégal expliquer aux Africains qu’ils n’étaient « pas assez entrés dans l’histoire ». Il témoignait ainsi de son ignorance, mais surtout de la prégnance de l’idéologie d’une histoire unique figurée par le vecteur d’un progrès sur lequel les Africains n’ont pas leur place. Et si dans l’histoire façon Sarkozy, ils n’ont pas de place, ce serait donc qu’ils n’ont pas d’histoire du tout. CQFD.

La France 21e puissance du monde ?

Les ravages de la Guerre de 500 ans sont la principale cause des déséquilibres économiques et symboliques que connaît l’humanité aujourd’hui. La catégorisation raciste, entre pays avancés et moins avancés, met en présence d’un côté les pays qui ont été victimes de cette guerre et qui le restent, de l’autre les vainqueurs, qui pour l’heure le restent.

La France est la cinquième ou sixième puissance mondiale sur le plan économique et la 21e puissance en nombre d’habitants. Si la répartition des capacités de production et des richesses produites était équilibrée, la France serait donc la 21e puissance en PIB marchand. La France irait mieux, le reste du monde également. Des nombreuses causes de conflit s’évanouiraient.

Face à ce lourd héritage d’injustices et de distorsions idéologiques, il y a un champ d’émancipation sur lequel nous pouvons tous intervenir sans attendre la permission de quiconque, c’est la façon dont la racialisation de l’espèce humaine s’est inscrite dans nos évidences et dans nos comportements, la difficulté à se représenter quelqu’un sans tenir compte de cette invention historique qu’est « la race ». Un exemple : beaucoup de petits Français, s’ils répondent aux critères qui les classent dans la « race noire », peau sombre, cheveux crépus…, vont s’entendre régulièrement, spontanément, benoitement demander : « D’où tu viens mon petit ? ». La question ne s’adresse pas à leur personne, mais à leur corps, à leurs gènes. Elle est lourde dans tous les sens du terme et s’ils répondent la vérité – Villiers-le-Bel, Mantes-la-Jolie, Nantes ou Perpignan –, ils comprennent vite que ce n’est pas ce qu’on leur a demandé, que leur « race » change le sens des mots.

Autre exemple : il se trouve que par les hasards de la vie, je parle bamanan (bambara), la principale langue du Mali où s’est déroulée une part importante de mon existence. Quand je parle bamanan, du fait que je suis « blanc », on me félicite. Mais un Malien ou un Sénégalais qui parle français, c’est vécu comme normal… Il est temps de reconnaître, puis de déconstruire la structuration de notre pensée et de nos représentations par la racialisation des humains consécutive à la guerre de 500 ans.

Un chantier culturel déterminant

Le champ culturel et artistique est un bon test et un bon chantier, parce qu’il est par destination un lieu d’invention de notre univers symbolique. Je suis un des fondateurs de la compagnie malienne de théâtre BlonBa et j’ai souvent pu constater que la politique française de coopération culturelle était comme hantée par une injonction spontanée : on va vous apprendre les bonnes pratiques qui sont les nôtres. Le progrès dans l’art, c’est faire comme fait l’Occident.

Et ça marche tout seul, du simple fait des déséquilibres symboliques et matériels issus de la Guerre de 500 ans. Un exemple parlant : en 1949, un jeune homme, Seydou Keita, ouvre à Bamako une échoppe de photographe. Il y réalise des clichés magnifiques que ses clients conservent chez eux, dans leur album, sur les murs de leurs maisons. Dans les années 90, une photographe française à l’œil suffisamment propre pour reconnaître de grandes images dans une boutique bamakoise bouscule le destin de Seydou Keïta en le révélant au « monde », c’est-à-dire au monde riche. Par magie, Seydou Keïta est intronisé « artiste », ses photographies sont élevées au rang « d’œuvres d’art », Il revêt sans l’avoir prévu les paradigmes culturels produits par et pour le monde des vainqueurs. Le résultat concret le plus tangible de cette transmutation est l’exode de ses images des maisons bamakoises pour les galeries parisiennes où seuls les riches occidentaux peuvent se les offrir.

On se trouve devant un nœud qu’il faut dénouer si on veut réussir la fin de la domination occidentale, le passage d’un universel d’alignement à une universalité de la conversation. C’est possible et souhaitable pour tout le monde. En devenant la 21e puissance du monde, la France ne cessera pas d’être un beau pays, une civilisation qu’on a beaucoup de raison d’aimer. Et elle pourra enfin connaître les joies d’une honnête conversation avec les autres mondes, que lui interdit si souvent son sentiment impensé d’être placée en surplomb.

Déracialisation du monde ?

Nous sommes dans une situation paradoxale. Des Français, des Allemands, des Hongrois, des Italiens, même le président des USA considèrent que leur position dominante, dont ils s’imaginent tirer leur identité, est menacée. Elle l’est. En réaction, ils développement un nationalisme crispé, xénophobe et raciste extrêmement dangereux pour la paix. Cela ne doit pas faire oublier qu’un mouvement contraire est à l’œuvre de façon peut-être plus profonde. Je me suis marié au Mali et de cette union est né un fils, un « afro-descendant », dont je suis l’ascendant. Je fais donc partie d’une catégorie relativement nouvelle et de plus en plus nombreuse, les afro-ascendants. Des centaines de milliers de Françaises et de Français « blancs », des millions peut-être, sont désormais apparentés à des Français afro-descendants et à leur parenté africaine. Les frontières se brouillent. Mon fils et beaucoup des jeunes Français vivent comme une pittoresque antiquité l’idée que le teint de leur peau ou la consonance de leurs noms les distingueraient du reste de la communauté.

Il faut attentivement repérer et accompagner ce phénomène de déracialisation, à l’œuvre notamment dans les villes populaires où les origines racialisées se mélangent. Phénomène mondial. Nelson Mandela a déracialisé son rapport au monde. Dire de lui « Nelson Mandela, l’homme politique noir » paraît spontanément déplacé. Sa puissance humaine et politique à laquelle chacun peut avoir envie de s’identifier a submergé la racialisation séculaire des Africains. Les jeunes Africains désormais quotidiennement reliés au monde par la téléphonie et les réseaux expérimentent l’éboulement d’une représentation concentrique, pyramidale du monde. Ni centre, ni périphérie. Déracialisation en marche.

Il y a un lien direct entre la question de l’émancipation et la construction de la paix, la déconstruction et la prévention de la guerre. Mais émancipation ne suffit pas. La grande galerie du Louvre, la naissance de l’humanisme et du progressisme n’ont été réellement émancipateurs que pour une petite partie de l’humanité et très oppressif pour une autre. L’émancipation doit se penser en tant qu’émancipation pour le plus grand nombre. Comment pouvons-nous penser et pratiquer l’émancipation pour tous ?

Bonne piste

L’art et la culture sont une bonne piste. Lorsque notre compagnie bamakoise joue un spectacle en France, le public est majoritairement blanc, mais pas que, et tous rient ensemble, ont la gorge nouée ensemble, produisent momentanément une communauté où ils éprouvent ensemble leur commune humanité. Dans ce court moment d’art, les effets de la Guerre de 500 ans se dissolvent. Même s’ils se reforment ensuite, chacune et chacun peut témoigner que c’est possible. Bonne piste. Bon fanal. Chemin capable de nous conduire vers la secrète intériorité où s’est enkysté le poison de la guerre et d’où nous devons l’en extraire.

Un indice. La prospérité de la France tient beaucoup au travail forcé de celles et ceux d’entre nous que la Guerre de 500 ans avait réduits en esclavage. La racialisation toujours à l’œuvre, fruit vénéneux de cette guerre, retient beaucoup d’entre nous de reconnaître dans ces femmes et ces hommes nos pères et nos mères à tous, de tous les célébrer comme tels, de tous leur être reconnaissants pour ce que, par force, ils nous ont à tous légués. Je n’ai sans doute pas de liens génétiques ni avec le tourangeau Descartes, ni avec la Guadeloupéenne Solitude. Et pourtant, ce que je suis vient d’eux. Se rendre à ces évidences, c’est signer la paix.

(1) Solitude, fille d’une Africaine déportée dans les Caraïbes et violée par un marin pendant sa déportation, est souvent désignée sous le sobriquet de « Mulâtresse Solitude ». C’est même le titre du splendide ouvrage d’André Swarz Bart qui lui est consacré. Sur le conseil d’une lectrice, j’ai corrigé ma première rédaction qui reprenait cette dénomination usuelle, mais clairement marquée par la racialisation impériale.

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5 réflexions sur “Culture, mondialité, émancipation : en finir avec la Guerre de 500 ans

  1. j’aime énormément ce texte, qui mobilise mon imagination et mon intelligence pour comprendre un monde non linéaire, fiat d’interactions entre le passé, le présent, et donc le futur, dans des domaines qui ne doivent plus être séparés, comme le racisme (voire le progressisme) et la guerre.
    Bravo et merci Jean Louis, pour ce texte, qui, comme d’habitude, nous oblige à cogiter.
    Et on on peu aussi ajouter, que si la France était au 21e rang, les questions de pollution et de changement climatique seraient sans doute, sinon résolues, au moins bien moindres.

    Aimé par 1 personne

    • Merci à toi ! Très juste et suggestive la notation « écologique » de la fin. L’injustice d’un monde où ceux qui ont tout détruisent le tout dans lequel tout le monde devrait avoir sa part est un des effets les plus délétères de la Guerre de 500 ans. Sous le rapport du « jour du dépassement », la France n’est pas trop mal « placée » (39e place), mais son « dépassement » intervient quand même le 5 mai ! Agaçant pour un Nigérien dont l’uranium est une des principales sources naturelles de l’énergie française, qui majoritairement ne bénéficie pas de la lumière électrique et dont le pays non seulement ne « dépasse » pas, mais économise quasiment autant de ses ressources annuelles qu’il en utilise. Et si les « dépasseurs » rémunéraient ce service ?

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  4. UNE CONTRIBUTION DE JENNA PIERRE KAMINKER

    Merci à Sagot-Duvauroux d’avoir écrit ce texte, et merci à ma vieille amie Janine de me l’avoir fait connaître. Je souscris au propos d’ensemble, qui pose l’idée neuve de cette Guerre de cinq-cents ans, avec, pour condition de sa fin, l’extinction de l’idéologie racialiste. Et je trouve très éclairant ce qui regarde la liaison perverse entre la racialisation et un certain progressisme.
    Mais je m’interroge sur la place à faire à la distinction dans la lutte contre la racialisation. Je lis que pour le fils de l’auteur et « pour beaucoup de jeunes Français .. l’idée que le teint de leur peau les distinguerait » est une idée du passé. Mais quand l’individu est-il le maître de savoir ou d’ignorer ce qui le distingue de tout autre individu ?
    Et je m’interroge donc aussi sur la séparation suggérée entre le corps et la personne. Pour que le rapport à l’autre soit établi avec sa personne sans considération de son corps ne faut-il pas des conditions bien particulières ? (celles principalement qui sont du ressort de la loi). J’inclus évidemment dans l’idée du corps comme composante de la personne tout ce qui regarde le langage : voix, langue, accent, puisque c’est avec notre corps que nous parlons ; et ce sont là des facteurs éminents de distinction.
    Je me demande si on n’éclaircirait pas les conditions de la lutte contre la racialisation si on disait « discrimination » là où Sagot-Duvauroux a mis « distinction ». Qu’est-ce qui peut faire obstacle à la discrimination ? Ce n’est pas un impossible effacement des distinctions, c’est une acceptation, à la faveur de l’action conjointe entre pairs.

    Jenna Pierre Kaminker

    MA REACTION

    Bonjour et merci de ces remarques utiles. En effet, il est juste de signaler que la singularité de chacun de nos corps nous « distingue » les uns des autres et que la déracialisation n’abolit pas cette « distinction ». Vrai aussi que nous sommes nos corps, corps féminins, corps masculins, corps jeunes ou vieux corps, etc. Ce sur quoi j’ai voulu attirer l’attention, c’est l’hypertrophie du « sens » imposé à certains signes du corps dans le cadre de la racialisation impériale, la mutation raciste de certaines singularités physiques en « signes » raciaux. Un corps à peau sombre se distingue d’un corps à peau claire, tout comme les yeux bleus se distinguent des yeux noisette. La distinction discriminante est d’une autre nature. Elle produit deux effets : un effet de conscience spontanée imprimé dans nos évidences par des siècles de pratiques racialisantes (il y a des Noirs, il y a des Blancs, un métis même si son corps est « presque blanc » n’est pas un Blanc) ; des effets politiques dont mon interlocuteur rappelle l’importance structurante en soulignant la fonction de la loi. Cependant, les législations égalitaires sont désormais la norme, tandis que l’égalité (la déracialisation de nos singularités distinctives) ne l’est pas. C’est pourquoi j’ai pointé le regard sur ces épais sédiments déposés dans nos évidences par la Guerre de 500 ans et sur le travail à accomplir pour nous en nettoyer.

    Jean-Louis Sagot-Duvauroux

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