LA DANSE OU LE CHAOS / DANCE OR CHAOS

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LA DANSE OU LE CHAOS/DANCE OR CHAOS – Un documentaire chorégraphique par et sur le danseur malien Souleymane Sanogo. DANCE OR CHAOSa choreographic documentary on the Malian dancer Souleyman Sanogo, performed by Souleyman Sanogo.

Choreography: Tidiani Ndiaye, from a story by Jean-Louis Sagot-Duvauroux and Souleymane Sanogo.

Direction consultant: François Ha Van.

Creation: BlonBa/Théâtre de l’Arlequin, with the company Copier-Coller.

ENGLISH TEXT AT THE END

Un documentaire chorégraphique par et sur Souleymane Sanogo (Solo). Chorégraphie : Tidiani Ndiaye

Des ateliers danse/vidéo sur le thème « Un tournant dans ma vie »

Solo, la danse envahit le silence qui l’habite. La danse le choisit. Ce ne sera ni l’armée des enfants soldats, ni la mafia, ni le naufrage en Méditerranée, ni la violente roulette de la rue où l’existence l’a momentanément déposé. « La danse, c’est ma vie ». La danse n’est pas rien. Elle est une silencieuse mise en forme de l’être. Elle ne nait pas de rien, mais sur le socle d’une transmission, d’un savoir qui s’apprend, qui souvent s’apprend dans l’épreuve. Elle est une discipline. Elle est aussi la création de soi, une création toujours unique parce que chaque corps dans lequel elle advient est unique. 

Galeries photos en toute fin du dossier – Lien ci-dessous, le sujet consacré au spectacle et à Souleymane Sanogo par TV5 Monde JT Afrique 12/12/2017

https://www.facebook.com/JTAfrique/videos/1631818993546676/

Un documentaire chorégraphique par et sur le danseur malien Souleymane Sanogo

Sur une idée de Jean-Louis Sagot-Duvauroux

Chorégraphie de Tidiani Ndiaye

Récit de Jean-Louis Sagot-Duvauroux et Souleymane Sanogo

Conseil de mise en scène François Ha Van,

Régisseur Sylvain Leferrec

Une création de BlonBa/Théâtre de l’Arlequin avec la Compagnie Copier-Coller.

 Contact : Jean-Louis Sagot-Duvauroux jlsd@club-internet.fr +33 (0)6 76 68 34 81

DEJA DE BEAUX ECHOS

TV5, JT Afrique du 12/12/2017
« La danse s’est emparée du jeune prodige, lui a permis de prendre son envol et d’atteindre cette liberté dont il rêvait ». Pascale Achard,
https://www.facebook.com/JTAfrique/videos/1631818993546676/

RFI Hebdo
« Il y a d’abord ce regard. Intense. Et puis ce corps, habité par la danse. Sa danse. Celle qui fait de lui un homme libre. » Corinne Binesti
http://www.rfi.fr/hebdo/20171020-solo-chaos-danse-mali-souleymane-sanogo

ARCADI Actualités (sur les ateliers d’action artistique qui accompagnent le spectacle) Stéohanie Masson
« Etonnant miracle… Une histoire vraie, que l’on ne cesse de vouloir poursuivre, parce qu’elle est profondément juste et nécessaire. »
http://www.arcadi.fr/presentation/actualites/bdd/actualite.837/

UNE HISTOIRE VRAIE

L’histoire commence dans une bourgade de campagne, à 650 km au Nord de Bamako, Mali. L’enfant suit la ligne des plans de mil que sarclent sa houe, ses muscles, ses mains. La houe et le labeur sont trop lourds pour lui. L’enfant, de famille musulmane, porte le nom d’un roi d’Israël, Souleymane, Salomon, mais on l’appelle Solo.

Quinze ans d’âge. Solo médite son évasion. Un jour, il fuit. Les artifices de l’adolescence et les ruses de la liberté le conduisent dans la rue, à Bamako, la capitale. Nuits à la belle étoile et rapines en bande organisée. Repas mendiés et colles euphorisantes. Il ne dit pas tout. Voyages clandestins vers le Sénégal sur les tampons du train escaladés en chemin et d’où tombent les moins résistants. Un jour, sa mère vient à Bamako, retrouve sa trace, le supplie, le convoque. Il répond à son appel, se rend à sa convocation, écoute les suppliques, les remontrances, puis s’enfuit derechef.

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Souleymane Sanogo (au centre), retour au village

Celui à qui l’histoire est racontée s’interroge.

  • La rue de Bamako, c’est dur. Pourquoi préfères-tu cette dureté au tendre appel de ta mère ?

Silence

  • Je préfère la rue à la compagnie de ma mère à cause de la liberté.
  • Le mot liberté, tu le dis comment en langue bamanan (bambara).

Silence

Longue, longue hésitation mutique, puis :

  • Je dirais… lafiya.

La réponse est inattendue. En langue bamanan, la traduction canonique du mot français « liberté » est horonya, qui désigne la liberté politique, le droit de cité. Lafiya est généralement traduit par tranquillité. Horonya : laisse-moi choisir ! Lafiya : laisse-moi tranquille ! Laisse moi aller là où me pousse la vie. En deçà du choix.

Un jour, un ami donne à Solo une curieuse information : il y a, ici, à Bamako, une dame qui fait danser les enfants des rues ; si tu acceptes d’être de ses enfants danseurs, elle te donne 1000 F par jour (1,5 €). Danser, Solo s’en moque. Danser pour être danseur, personne jamais n’a vécu de ça dans sa famille. 1000 F l’arrangent. Il vend des sachets d’eau pour vivre. Il les pose sur le bord de la route et part voir la dame qui fait danser les enfants. La danse le saisit. Il ne la quittera plus.

Un jour, remarqué par P.A.R.T.S., l’école chorégraphique fondée à Bruxelles par Anne Teresa de Keersmaeker, une des formations plus sélectives du monde, il y explore sans s’y perdre les savoirs les plus sophistiqués de cet art.

Souleymane Sanogo raconté par l’hebdo de RFI : http://www.rfi.fr/hebdo/20171020-solo-chaos-danse-mali-souleymane-sanogo

Vidéo ci-dessous : Souleymane Sanogo dans Ala tè sunogo/Dieu ne dort pas (2012). Première incursion de l’artiste dans le monde du théâtre, grâce à la Compagnie BlonBa qui lui confie le rôle d’un enfant des rues, muet, qui ne s’exprime qu’en dansant, dans un comédie de kotèba consacrée à la satire de la corruption (visible à Paris, théâtre de la Reine Blanche, du 2 au 6 mai 2018) 

 

UN DOCUMENTAIRE CHOREGRAPHIQUE SUR UN DESTIN D’AFRIQUE

« La Danse ou le chaos » est une pièce documentaire sur une histoire vécue, celle de Souleymane Sanogo, qui se déploie à travers un solo de danse contemporaine exécuté par l’artiste dont l’aventure est ainsi contée. Cette création s’inscrit dans une série de spectacles que la compagnie bamakoise BlonBa a consacrés à des figures de la vie artistique du Mali. Les premiers de ces spectacles ont permis de découvrir le destin de deux pionniers du mouvement hip hop bamakois, les rappeurs Lassy King Massassy (L’Homme aux six noms) et Ramsès Damarifa (Plus fort que mon père). Ils ont été tous les deux co-produits par le théâtre d’Ivry Antoine-Vitez et mêlaient le théâtre et la musique. Ces autobiographies théâtrales et musicales ont largement tourné au Mali, en France et au Sénégal. Plus fort que mon père, sélectionné au festival Casamance en scène (Ziguinchor, Sénégal) en a reçu le premier prix. « La Danse ou le chaos » constitue une nouvelle étape, avec cette fois l’intervention de la danse de création, en pleine effervescence dans toute l’Afrique. C’est par la force expressive de cet art qu’on entre dans la chair de l’histoire, qu’on en vit les ressorts profonds, qu’on en découvre les méandres et les aboutissements.

Dans cette vidéo tournée il y a dix ans, on reconnaît Souleymane Sanogo alors qu’il vient de quitter la rue pour la danse.

Au delà de son caractère auto-biographique, « La Danse ou le chaos » met en lumière (et en ombres) un des enjeux majeurs du continent : la bifurcation devant laquelle se trouve placée une jeunesse innombrable, d’une énergie acérée, mais sans boussole. La noyade en Méditerranée, le nihilisme suicidaire du djihadisme, l’enrôlement comme enfants soldats, la vénalisation du sexe, la désintégration culturelle sont possibles et malheureusement à l’œuvre. D’étonnants miracles se produisent néanmoins, nombreux, partout, transfigurant des destinées qui semblaient vouées au désespoir social et à l’étouffement. Cette bifurcation potentielle est une des figures les plus prenantes et les plus significatives du monde à naître, du monde qui germe au moment où l’hégémonie du projet occidental s’effrite.

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La joie après une représentation à l’Alliance française de Bangui

QUESTIONS D’EUROPE

Les deux premiers spectacles de cette série de portraits d’artistes produits par la Compagnie BlonBa, quand ils ont été montrés en France à la jeunesse de quartiers populaires, ont provoqué une vive empathie de la part du public et souvent débouché sur des débats passionnants. En septembre 2016, la proviseure du lycée professionnel Ampère de Morsang-sur-Orge (91) a même choisi d’organiser le jour de la rentrée l’accueil des nouveaux élèves non pas dans l’établissement, mais autour du spectacle « L’Homme aux six noms » dans le petit théâtre que l’agglomération du Cœur d’Essonne a choisi de confier à l’antenne française de BlonBa. Elle pensait que la rencontre « culturelle » avec le destin du rappeur Lassy King Massassy né dans l’extrême pauvreté atténuerait le sentiment, fréquent dans les lycées « pro », d’être engagés dans une voie de garage pour élèves sans avenir ni talent. Pari gagné. En septembre 2017, une douzaine d’élèves du même lycée ont participé à un atelier conduit par Souleymane Sanogo et Tidiani Ndiaye autour de la création de La Danse ou le chaos. La représentation donnée à la fin de cet atelier devant les stagiaires et une soixantaine de leurs condisciples a plongé cette assistance peu habituée des plateaux de théâtre dans un émerveillement palpable qui démentait avec force la « malédiction » selon laquelle les publics populaires seraient « éloignés » par nature de la danse contemporaine.

LES EQUIPES DE BLONBA ET DE COPIER-COLLER

 « La danse ou le chaos » est une création de la compagnie théâtrale BlonBa, avec la compagnie de danse Copier-Coller, l’une et l’autre basées à Bamako, mais disposant d’antennes vivantes en France.

Souleymane Sanogo, danseur, en a donné le propos et en assure l’interprétation

IMG_6762   Souleymane Sanogo est né le 24 octobre 1988 à Somadougou, au centre du Mali. Son enfance est vouée aux tâches de la maison et aux travaux des champs. A quinze ans, il s’enfuit à Bamako, où il partage la vie des enfants de la rue. Il découvre la danse en 2003 grâce à la chorégraphe haïtienne Kettly Noël, qui organise dans son centre chorégraphique bamakois Donko Séko des ateliers pour les enfants de la rue. Il y rencontre des chorégraphes venus du monde entier. Parallèlement, il apprend à lire et à écrire.

A partir de 2005, il est régulièrement engagé comme interprète dans des chorégraphies dont plusieurs connaissent une diffusion internationale. C’est notamment le cas en 2006 avec « Waterproof », une création d’Anuscka Brodacz (La Jeune Compagnie) grâce à laquelle il découvre l’Italie, de « Chez Rosette » (Kettly Noël, 2008) qui connaît une belle tournée française ou « Confinement » (Nelisiwe Xaba 1010), pièce qui l’emmène en Afrique du Sud.

En 2010, il participe à la création du Copier-Coller, une compagnie bamakoise de danse contemporaine installée dans le quartier populaire de Sabaligougou. Durant cette période, il participe d’une manière ou d’une autre à la plupart des grandes manifestations chorégraphiques qui se tiennent en Afrique de l’Ouest.

En 2011-2012, la compagnie théâtrale malienne BlonBa lui demande de à la création de son spectacle « Ala tè sunogo » (Dieu ne dort pas) qui mêle théâtre et danse contemporaine et avec lequel il tourne au Mali, en France et en Centrafrique. Il est ensuite sélectionné par P.A.R.T.S., l’école bruxelloise de renommée internationale fondée par la chorégraphe Anne Teresa de Keersmaeker dont il achève le cycle en 2016

 

Jean-Louis Sagot-Duvauroux, co-fondateur avec Alioune Ifra Ndiaye de la compagnie BlonBa, dramaturge et philosophe, a imaginé l’idée du spectacle et écrit son séquençage.

JLSD portrait    Jean-Louis Sagot-Duvauroux est essayiste et dramaturge. Il est engagé depuis plusieurs décennies dans la vie artistique du Mali. Il est notamment l’auteur du scénario et des dialogues de La Genèse, long métrage de Cheick Oumar Sissoko (sélection officielle Cannes 1999 « Un certain regard ») et l’un des fondateurs de la compagnie théâtrale bamakoise BlonBa pour laquelle il a écrit ou co-écrit une quinzaine de pièces. Il dirige le théâtre de l’Arlequin, à Morsang-sur-Orge, équipement confié à l’antenne française de la compagnie BlonBa par l’agglomération du Val d’Essonne https://theatrearlequin.morsang.net/ .

Parallèlement, il poursuit un travail de réflexion sur les questions politiques et sociales. Ses ouvrages de philosophie politique explorent trois champs où se joue le dépassement de l’ordre actuel : dépassement du tout-marchand avec une réflexion au long cours sur la gratuité ; dépassement du racisme autour des questions liées à la construction identitaire des Européens d’ascendance africaine ; dépassement des paradigmes dans lesquels la modernité occidentale a produit et imposé son univers culturel.

Bibliographie : https://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-Louis_Sagot-Duvauroux

Textes en libre accès : https://jlsagotduvauroux.wordpress.com/

Tidiani Ndiaye, danseur et chorégraphe, animateur de Copier Coller, en conduit la conception chorégraphique.

Après 4 ans de formation dans un centre de danse à Bamako, sous la direction de la chorégraphe haïtienne Kettly Noël, Tidiani Ndiaye obtient en 2009 le premier prix du Bal des Donkelaw organisée par l’Institut Français du Mali et Donko Seko avec sa première pièce « Être différent ».

Il entre au Centre National de Danse Contemporaine d’Angers (CNDC) sous la direction d’Emmanuelle Huynh en 2011 et obtient le diplôme national supérieur de danseur professionnel et une licence en « art du spectacle » de l’Université Paris VIII en 2013.

En septembre 2013, il entre au Centre National Chorégraphique de Montpellier au sein du master ex.e.r.ce sous la direction de Mathilde Monnier dont il sort diplômé en 2015. Depuis 2010, il mène des projets entre danse et art numérique.

En 2010, il crée la structure Copier Coller (centre de ressource multimédia et de création artistique) à Bamako avec la Cie Gilles Jobin, puis en 2013 l’association Copier Coller à Angers (France).

Tidiani a dansé comme interprète avec la Compagnie Gilles Jobin dans « Le Chainon Manquant » (Suisse) et la pièce VRI (Réalité Virtuelle Immersive); avec la Compagnie BlonBa dans « Ala te sunogo », (France/Mali); Nelsime Xaba (Nigeria); La Compagnie Dagada dans « Grenzland » (Allemagne); Qudus Aderemi Onikeku dans « We almost forgot » (Nigeria/France), Serge Aimé Coulibaly  « Kalakuta Republic » (Belgique, Burkina Faso).

Autres pièces chorégraphiques créées par Tidiani N’Diaye :

2009 : Être Différent, à l’Institut Français de Bamako

2014 : Moi, Ma Chambre et Ma Rue

2015: Naturel Mystique

2017 : Bazin

2017: La Danse Ou le Chaos

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Tidiani Ndiaye, dans sa pièce chorégraphique « Moi, ma chambre, ma rue »

François Ha Van, comédien, metteur en scène, directeur d’une école de théâtre, a travaillé avec Souleymane Sanogo le jeu d’acteur et conseillé Tidiani Ndiaye pour la mise en scène.

Cette équipe a déjà été réunie, notamment pour la création de la pièce Ala tè sunogo (Dieu ne dort pas) qui mêlait théâtre et danse contemporaine, un spectacle représenté une soixantaine de fois au Mali, en France, en Centrafrique, en Côte d’Ivoire et en Tunisie. Ala tè sunogo a été sélectionné en 2016 par le Masa d’Abidjan et par les Journées théâtrales de Carthage. 

UN SPECTACLE TOUT TERRAIN : REPRESENTATIONS, ATELIERS…

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Travail d’atelier avec un groupe de la MJC de Sainte-Geneviève-des-Bois

La création de La Danse ou le chaos a abouti à deux propositions :

Un spectacle chorégraphique de 55 mn, La Danse ou le chaos, qui peut s’intégrer aux programmations classiques des institutions dédiées à la diffusion du spectacle vivant.

Des parcours incluant des performances participatives dans des lieux de vie (établissements scolaires, locaux associatifs, éventuellement appartements…) avec en conclusion une version « tout terrain » du spectacle (35mn). Ces parcours peuvent être construits sur mesure avec les institutions ou les lieux que le concept intéresse. Ils peuvent aussi se conclure par La Danse ou le chaos dans sa version longue si les conditions techniques sont réunies.

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Emotion de la séparation après une semaine d’ateliers avec des élèves du lycée professionnel Louis-Marie Ampère (Morsang-sur-Orge, 91)

En voici une forme simple :

Autour du thème « Un tournant dans ma vie », un atelier est mis en place pour un petit groupe de personnes intéressées. Les participants sont invités à rechercher et à raconter « un tournant dans leur vie », une bifurcation à l’image de celle évoquée dans « La danse ou le chaos », même si ce « tournant » peut être et sera souvent plus léger que celui effectué par Souleymane Sanogo. Chaque récit/témoignage est recueilli sous la forme d’un court film en vidéo. A partir de ce matériau, le groupe recherche les gestes qui peuvent exprimer l’âme de l’histoire, puis un travail chorégraphique mené avec la personne concernée par Souleymane Sanogo ou Tidiani Ndiaye aboutit à un module vidéo/danse. Mis bout à bout, les différents modules donnent lieu à une restitution publique, puis à La Danse ou le chaos, soit dans la petite forme qui ne nécessite pas d’être présentée dans un lieu équipé, soit dans sa version longue.

DEUX EXEMPLES DE PERFORMANCES DANSE/VIDEO SUR LE THEME « UN TOURNANT DANS MA VIE » FILMES EN FRANCE

https://vimeo.com/223478403 – Mot de passe : DanseChaosMerv2017

https://vimeo.com/223467348 – Mot de passe : DanseChaosGAE2017

TROIS EXEMPLES DE PERFORMANCES DANSE/VIDEO SUR LE THEME « UN TOURNANT DANS MA VIE » FILMES AU MALI

 

Ces actions parallèles entre la France et le Mali et les modules danse/vidéo permettent par le vecteur des réseaux du net des échanges directs et personnalisés entre les deux pays. Un moyen de populariser la danse contemporaine et de resserrer les liens entre les civilisations.

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Tidiani Ndiaye, chorégraphe, et Souleymane Sanogo, danseur, en répétition

LES PREMIERES DATES

22 septembre 2017 – Performances « Un tournant dans ma vie » avec un groupe du lycée professionnel Louis-Marie Ampère + La Danse ou le chaos/version courte. Théâtre de l’Arlequin, Morsang-sur-Orge, 91

27 octobre 2017 – Performances « Un tournant dans ma vie » avec des familles réunies par la MJC de Corbeil-Essonnes + La Danse ou le chaos. Théâtre de Corbeil.

25 novembre 2017 – Performances « Le risque de l’exil » +La Danse ou le chaos/version courte dans le cadre d’une soirée organisée par le festival La Science de l’art avec le Collectif pour la culture en Essonne. Théâtre de l’Arlequin, Morsang-sur-Orge, 91, de 18h à 22h.

2 décembre 2017 – Performances « Un tournant dans ma vie » avec l’espace intergénérationnel de la cité des Larris +La Danse ou le chaos/version courte. Espace intergénérationnel des Larris, Fontenay-sous-Bois, 94.

9 décembre 2017 – Performances « Un tournant dans ma vie » réalisées avec la MJC de Corbeil-Essonnes + La Danse ou le chaos, 20h. Dans le cadre du festival Essonne-Mali. Théâtre de Corbeil, 91

15 décembre 2017 – Représentation de La Danse ou le chaos pour le lycée professionnel Ampère de Morsang-sur-Orge. Théâtre de l’Arlequin, Morsang-sur-Orge, 17h. Dans le cadre du festival Essonne-Mali

17 décembre 2017 – La Danse ou le chaos. Théâtre de l’Arlequin, Morsang-sur-Orge, 17h. Dans le cadre du festival Essonne-Mali

13 au 18 février 2018 – Performances « Un tournant dans ma vie » avec le lycée Marcel-Pagnol d’Athis-Mons (91), soutien d’Arcadi + La Danse ou le chaos au théâtre de l’Arlequin.

29 mars 2018 – Performances « Un tournant dans ma vie » + La Danse ou le chaos. CNDC d’Angers, 18h.

31 mars 2018 – Performances « Un tournant dans ma vie » réalisée avec des maisons de quartier d’Angers et l’association A Bama + La Danse ou le chaos. Maison pour tous de Montplaisir.

19 mai 2018 – La Danse ou le chaos, Longpont-sur-Orge, festival Ici ailleurs, destination Afrique.

 

LES ELEVES DU LYCEE PROFESSIONNEL AMPERE ECRIVENT A SOULEYMANE SANOGO APRES LA SEMAINE D’ATELIER « UN TOURNANT DANS MA VIE »

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 » Solo, tu apportes beaucoup de choses envers les personnes, comme passer devant un public et retirer la honte qu’on peut avoir en nous. Justement, grâce à toi Solo je n’ai plus honte de passer devant un public. Maintenant, grâce à toi, je suis ouvert. Tu étais un tournant dans ma vie. »   R.

 » J’ai trouvé la danse contemporaine assez bien parce qu’on parle avec son corps. La semaine au théâtre était formidable, car on apprenait de nouvelles choses. Ce que j’ai bien aimé aussi, l’expérience du théâtre, car je n’avais jamais fais ça auparavant. A cette sortie j’ai pu m’intégrer dans la classe TCAP, car je suis nouveau. »   T.

 » Mon moment préféré a été le jour où j’étais parmi les spectateurs, parce que j’ai pu voir la pièce de théâtre de Solo. Cette semaine-là j’ai vraiment été fier d’être Malien parce que vous aviez su nous transmettre une culture africaine. »   D.

 » Sachez que j’ai passé une incroyable et merveilleuse semaine en votre compagnie, car vous m’avez fait découvrir une nouvelle culture superbe, le fait de découvrir la danse contemporaine, l’immersion dans un théâtre pendant une semaine. »  S.

 

SOULEYMANE SANOGO AU TRAVAIL AVEC SON CHOREGRAPHE TIDIANI NDIAYE

Photos Corinne Binesti

 

SOULEYMANE SANOGO INTERPRETE « LA DANSE OU LE CHAOS »

Photos Margo Tamazé

 

DANCE OR CHAOS

A choreographic narrative danced by Souleymane Sanogo.

Choreography: Tidiani Ndiaye, from a story by Jean-Louis Sagot-Duvauroux and Souleymane Sanogo.

Direction consultant: François Ha Van.

Creation: BlonBa/Théâtre de l’Arlequin, with the company Copier-Coller.

Contact: Jean-Louis Sagot-Duvauroux

jlsd@club-internet.fr

+33 (0) 6 76 68 34 81

A TRUE STORY TOLD BY DANCE

The story begins in a little country town, 650 km north of Bamako, Mali. The child follows the line of millet, hoeing the seedlings with his tool, with his muscles, with his hands. The hoe and the labour are too heavy for him. The child, of Muslim family, has the name of a king of Israel, Souleyman, Solomon, but he’s just called Solo.

15-year-old. Solo plans to escape. One day, he runs away. The teenage tricks and the tactics of the liberty land him in the streets of Bamako, the capital. Nights under the stars, plundering organized gang. Begged meals and pep glue. He doesn’t say everything. Illicit travels to Senegal, climbing the buffers of moving trains, from where the less robust fall down. One day, his mother comes to Bamako, picks up his trail, implores him, convokes him. He answer her call, responds to her appeal, listen the pleas, the admonitions, and he runs away, once again.

The one this story is told is wondering:

– The streets of Bamako, that’s very hard. Why do you prefer that toughness to the tender call of your mother?

Silence.

I’d rather stay in the streets than be with my mother, because of the liberty.

– This word liberty, how do you say it in Bamanan (Bambara) language?

Silence.

Long, long mute hesitation, then:

– I’d say… lafiya.

An unexpected answer! In Bamanan language the canonical translation of the word “liberty” is horonya, which refers to the political freedom, including civil rights. Lafiya is generally translated by quietness. Horonya: let me choose! Lafiya: leave me in peace! Let me go where my life urges me! On this side of any choice!

One day, a friend gives Solo a curious piece of information: There is here, in Bamako, a woman who makes the children of the streets dance. If you agree to be one of her young dancers, she gives you 1000 CFA francs a day (1,50€). Dancing, Solo couldn’t care less. Dancing, nobody in his family has ever made a living that way. 1000F suit him. He puts his water bags down on the side of the road and leaves, and dances. “Then I understand that dance is my life”.

One day, noticed by one of the most selective choreographic schools in the world – P.A.R.T.S. in Brussels – he meets, without to get lost, the sophisticated knowledge of this art.

AFRICAN DESTINIES

Dance or chaos” brings to light (or shadows) one of the major issues of the continent: the changing points reached by countless youngsters, full of sharp vigour and energy, but off their head. Drowning in the Mediterranean, nihilistic and suicidal jihadism, enlistment as child soldiers, venal sex, cultural breaking up, all this can happen and, unfortunately gets down at work already.

Nevertheless, amazing miracles take place, frequently, everywhere, miracles that transfigure destinies seemingly doomed to social despair and suffocation. This potential branching off is one of the most significant and captivating figures of our world just about to arise, this world that germinates at the time when the hegemony of the western project crumbles.

BLONBA AND COPIER-COLLER TEAMS

“Dance or chaos” is a creation of the theatre company BlonBa, with the dance company Copier-Coller (“Copy and Paste”). Both companies are based in Bamako, but have living branches in France.

Souleyman Sanogo, dancer, was at the origin of the subject – was the subject – and he performs the show.

Jean-Louis Sagot-Duvauroux, co-founder with Alioune Ifra Ndiaye of the Company BlonBa, is a playwright and philosopher. He has conceived the idea of the show and written the sequencing.

Tidiani Ndiaye, dancer and choreographer, leader of Copier-Coller, is in charge of the choreographic conception and design.

François Ha Van, director and stage actor, director of a drama school in Paris, has worked with Souleyman Sanogo on acting and was Tidiani Ndiaye’s consultant for direction.

This team already got together, in particular when working on the creation of Ala té sunogo (God never sleeps), a play that was already mixing theatre with contemporary dance and was performed, so far, around 60 times in Mali, France, Central African Republic, Côte d’Ivoire and Tunisia. In 2016 Ala té sunogo was selected at the MASA of Abidjan and the Journées Théâtrales of Carthage.

MOMENTS OF CONTEMPORARY DANCE AND VIDEO/DANCE PERFORMANCE

The creation of Dance or Chaos has come to 2 propositions:

– The 55mn choreographic show, Dance or Chaos, which could well integrate into the classical programmes of the institutions dedicated to the diffusion of performing arts.

– Different moving forms, including participative performances, in “life places” and social activity centres (schools, premises of associations, possibly apartments…), modules concluded by My Escapes, 35mn “trail version” of Dance or Chaos and also played and danced by Suleyman Sanogo. The design of this events can be “tailor made”, conceived in co-operation with the institutions and centres interested. If the technical requirements are met, the full version of Dance or Chaos as well could be the conclusion of this type of event.

Here is a simple form of the concept:

On the theme: “A turning point in my life”, a workshop is organized for a small group of interested people. Those taking part are invited to look for and to tell “a turning point in their life”, a watershed in the image of what is told in Dance or Chaos, even if this “definitive change” could be, and often will be, quite slighter than what Souleyman has made.

Every story/piece of testimony is taken down, as a short video film. From this material the group looks for gestures and movements possibly expressing the soul of the story. Then Souleyman (or Tidiani Ndiaye) leads with the person concerned a choreographic work resulting in a video/dance module.

All the modules are pieced together, giving rise first to a public showing, then to Souleyman Sanogo’s performance, either in the short form My Escapes, that doesn’t require any full-equipped theatre, or in the full version Dance or Chaos.

 

SOULEYMANE SANOGO – CURRICULUM VITAE

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Born: October 24th 1988 in Somadougou, Mali.

Address: 6 avenue des Sept-Bonniers – 1180 Uccle – Brussels – Belgium.

E-mail: baso5@yahoo.fr

Tel. +32 465 77 78 74

PROFESSIONAL MILESTONES

 – October 2016 : Performance for Patshiva Cie, with Fatou Traoré.

– September 2016 : The Bialowieza Project, in collaboration with the students of the RITCS (Royal Institute of Theatre, Cinema and Sound) – Takes part in the festival “ Whisper Frenzied” 3rd edition.

– August 2016 : Creation of Mythology, by Hélène Lacrosse, interdisciplinary project.

– February – March 2013 : Creation of Fatoumata mana, when in residence at the CDN of Pantin. Show takes part in the festival Essonne Danse.

– 2012 : Ala té sunogo, by Jean-Louis Sagot-Duvauroux, a creation of the company BlonBa.

– 2011 – 2012 : The Sorcerers, by Aly Karembé, company Karembé Studio.

– 2010 : Confinement, by Nelisiwe Xaba.

– 2009 : Nobody’s left, by the company Vigilance. – Apocalypse, by the company Doudadou.

– 2008 : Rosette’s, by Kettly Noël

– 2006 : Waterproof, by Anuscka Brodacz for the Jeune Compagnie.

2005 : Moving Pictures, by Moketsi Koena for the Jeune Compagnie.

 

TRAINING

  • September 2013 – June 2016

Training course in Brussels, Belgium at the P.A.R.T.S, the school created and directed by Anne Teresa De Keersmaeker.

Technique of dance: ballet, contemporary dance, personal work and creation.

Workshop: repertory, improvisation, composition, choreography.

Body study: anatomy, yoga, Pilates, shiatsu, nutrition.

Theatre

Music: musical analysis, song, rhythm.

Theory: History of the dance, philosophy of arts, sociology, performance analysis, management.

Personal projects and training course

January – February 2016

P.A.R.T.S. training: advanced course at the Ecole des Sables directed by Germaine and Patrick Acogny – Dakar, Senegal.

Technique of dance: sabra (traditional Senegalese dance), Zulu dance, contemporary dance.

Theory: history of African dance, history of African art.

  • 2012 – 2013

Choreographic composition course, organized by the foundation Bougousaba, Mali.

  • July – August 2012

Summer courses at P.A.R.T.S.

  • 2003 – 2011

Continuing education at the Espace Donko Seko, studio of contemporary dance and choreographic researches directed by Kettly Noël.

ASSOCIATIONS MEMBERSHIP

Co-founder of the association Copier-Coller, dedicated to dance and audiovisual techniques training for youth – Sabalibougou Bamako, Mali.

copier8coller@gmail.com

Member of the International Dance Council.

LANGUAGES

Bambara: spoken

French: spoken, read and written

English: spoken, read and written

 

CONDITIONS FINANCIERES (Europe)

« LA DANSE OU LE CHAOS », Spectacle chorégraphique

Cession du spectacle « La Danse ou le Chaos »

Idée originale : Jean-Louis Sagot-Duvauroux / Chorégraphie : Tidiani N’Diaye / Direction d’acteur : François Ha Van / Texte et récit : Jean-Louis Sagot-Duvauroux, Souleymane Sanogo

Avec : Souleymane Sanogo

Personnel en tournée : 1 danseur, 2 régisseurs

Cession d’une représentation :

1 500€ H.T. + TVA 5,5%

+ transport décor : 50€/ jour + 0,50€/km au départ de Morsang-sur-Orge

+ défraiements Syndéac 3 personnes, hors Ile de France

+ Droits d’auteurs SACD, SACEM

Cession d’une série (à partir de 3 représentations / 1 représentation par jour)  : 1 200€ H.T/ représentation + TVA 5,5%

+ transport décor : 50€/ jour + 0,50€/km au départ de Morsang-sur-Orge

+ défraiements Syndéac 3 personnes, hors Ile de France

+ Droits d’auteurs SACD, SACEM

ATELIER « UN TOURNANT DANS MA VIE »

Stage d’une durée de 12h à 20h (4 heures/jour), comprenant une restitution d’atelier par les stagiaires, suivi d’une représentation du solo « Mes évasions », version légère de « La danse ou le chaos ».

Intervenants :

Souleymane Sanogo, danseur

Sylvain Le Ferrec, régisseur et vidéaste (deux derniers jours de stage + représentation)

Tarif horaire unitaire : 125€ H.T.

Prix total pour un atelier de 12 h :

1 500€ H.T. + TVA 5,5%

+ transport : 0,35€/km au départ de Morsang-sur-Orge

+ indemnités Syndéac repas de midi 2 personnes

+ défraiements Syndéac 2 personnes, hors Ile de France

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