LA DANSE OU LE CHAOS récit chorégraphique

Une chorégraphie autobiographique dansée par Souleymane Sanogo.

Des ateliers danse/vidéo sur le thème « Un tournant dans ma vie »

Solo, la danse envahit le silence qui l’habite. La danse le choisit. Ce ne sera ni l’armée des enfants soldats, ni la mafia, ni le naufrage en Méditerranée, ni la violente roulette de la rue où l’existence l’a momentanément déposé. « La danse, c’est ma vie ». La danse n’est pas rien. Elle est une silencieuse mise en forme de l’être. Elle ne nait pas de rien, mais sur le socle d’une transmission, d’un savoir qui s’apprend, qui souvent s’apprend dans l’épreuve. Elle est une discipline. Elle est aussi la création de soi, une création toujours unique parce que chaque corps dans lequel elle advient est unique. 

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Un récit chorégraphique dansé par Souleymane Sanogo

Chorégraphie de Tidiani Ndiaye sur un récit de Jean-Louis Sagot-Duvauroux et Souleymane Sanogo

Conseil de mise en scène François Ha Van,

Une création de BlonBa/Théâtre de l’Arlequin avec la Compagnie Copier-Coller.

 Contact : Jean-Louis Sagot-Duvauroux jlsd@club-internet.fr +33 (0)6 76 68 34 81

UNE HISTOIRE VRAIE

L’histoire commence dans une bourgade de campagne, à 650 km au Nord de Bamako, Mali. L’enfant suit la ligne des plans de mil que sarclent sa houe, ses muscles, ses mains. La houe et le labeur sont trop lourds pour lui. L’enfant, de famille musulmane, porte le nom d’un roi d’Israël, Souleymane, Salomon, mais on l’appelle Solo.

Quinze ans d’âge. Solo médite son évasion. Un jour, il fuit. Les artifices de l’adolescence et les ruses de la liberté le conduisent dans la rue, à Bamako, la capitale. Nuits à la belle étoile et rapines en bande organisée. Repas mendiés et colles euphorisantes. Il ne dit pas tout. Voyages clandestins vers le Sénégal sur les tampons du train escaladés en chemin et d’où tombent les moins résistants. Un jour, sa mère vient à Bamako, retrouve sa trace, le supplie, le convoque. Il répond à son appel, se rend à sa convocation, écoute les suppliques, les remontrances, puis s’enfuit derechef.

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Souleymane Sanogo (au centre), retour au village

Celui à qui l’histoire est racontée s’interroge.

  • La rue de Bamako, c’est dur. Pourquoi préfères-tu cette dureté au tendre appel de ta mère ?

Silence

  • Je préfère la rue à la compagnie de ma mère à cause de la liberté.
  • Le mot liberté, tu le dis comment en langue bamanan (bambara).

Silence

Longue, longue hésitation mutique, puis :

  • Je dirais… lafiya.

La réponse est inattendue. En langue bamanan, la traduction canonique du mot français « liberté » est horonya, qui désigne la liberté politique, le droit de cité. Lafiya est généralement traduit par tranquillité. Horonya : laisse-moi choisir ! Lafiya : laisse-moi tranquille ! Laisse moi aller là où me pousse la vie. En deçà du choix.

Un jour, un ami donne à Solo une curieuse information : il y a, ici, à Bamako, une dame qui fait danser les enfants des rues ; si tu acceptes d’être de ses enfants danseurs, elle te donne 1000 F par jour (1,5 €). Danser, Solo s’en moque. Danser pour être danseur, personne jamais n’a vécu de ça dans sa famille. 1000 F l’arrangent. Il vend des sachets d’eau pour vivre. Il les pose sur le bord de la route et part voir la dame qui fait danser les enfants. La danse le saisit. Il ne la quittera plus.

Un jour, remarqué par P.A.R.T.S., l’école chorégraphique fondée à Bruxelles par Anne Teresa de Keersmaeker, une des formations plus sélectives du monde, il y explore sans s’y perdre les savoirs les plus sophistiqués de cet art.

Souleymane Sanogo raconté par l’hebdo de RFI : http://www.rfi.fr/hebdo/20171020-solo-chaos-danse-mali-souleymane-sanogo

Vidéo ci-dessous : Souleymane Sanogo dans Ala tè sunogo/Dieu ne dort pas. (Cette vidéo prise à Bamako en 1995 n’est pas une scène de La Danse et le chaos, mais s’intègre à une comédie de kotèba. Elle permet de découvrir le danseur, non le spectacle)

 

DESTINS D’AFRIQUE

« La Danse ou le chaos » s’inscrit dans une série de spectacles que la compagnie bamakoise BlonBa a consacrés à des figures de la vie artistique du Mali. Les premiers de ces spectacles ont permis de découvrir le destin de deux pionniers du mouvement hip hop bamakois, les rappeurs Lassy King Massassy (L’Homme aux six noms) et Ramsès Damarifa (Plus fort que mon père). Ils ont été tous les deux co-produits par le théâtre d’Ivry Antoine-Vitez et mêlaient le théâtre et la musique. Ces autobiographies théâtrales et musicales ont largement tourné au Mali, en France et au Sénégal. Plus fort que mon père, sélectionné au festival Casamance en scène (Ziguinchor, Sénégal) en a reçu le premier prix. « La Danse ou le chaos » constitue une nouvelle étape, avec cette fois l’intervention de la danse de création, en pleine effervescence dans toute l’Afrique.

Dans cette vidéo tournée il y a dix ans, on reconnaît Souleymane Sanogo alors qu’il vient de quitter la rue pour la danse.

« La Danse ou le chaos » met en lumière (et en ombres) un des enjeux majeurs du continent : la bifurcation devant laquelle se trouve placée une jeunesse innombrable, d’une énergie acérée, mais sans boussole. La noyade en Méditerranée, le nihilisme suicidaire du djihadisme, l’enrôlement comme enfants soldats, la vénalisation du sexe, la désintégration culturelle sont possibles et malheureusement à l’œuvre. D’étonnants miracles se produisent néanmoins, nombreux, partout, transfigurant des destinées qui semblaient vouées au désespoir social et à l’étouffement. Cette bifurcation potentielle est une des figures les plus prenantes et les plus significatives du monde à naître, du monde qui germe au moment où l’hégémonie du projet occidental s’effrite.

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La joie après une représentation à l’Alliance française de Bangui

QUESTIONS D’EUROPE

Les deux premiers spectacles de cette série de portraits, quand ils ont été montrés en France à la jeunesse de quartiers populaires, ont provoqué une vive empathie de la part du public et souvent débouché sur des débats passionnants. En septembre 2016, la proviseure du lycée professionnel Ampère de Morsang-sur-Orge (91) a même choisi d’organiser le jour de la rentrée l’accueil des nouveaux élèves non pas dans l’établissement, mais autour du spectacle « L’Homme aux six noms » dans le petit théâtre que l’agglomération du Cœur d’Essonne a choisi de confier à l’antenne française de BlonBa. Elle pensait que la rencontre « culturelle » avec le destin du rappeur Lassy King Massassy né dans l’extrême pauvreté atténuerait le sentiment, fréquent dans les lycées « pro », d’être engagés dans une voie de garage pour élèves sans avenir ni talent. Pari gagné. En septembre 2017, une douzaine d’élèves du même lycée ont participé à un atelier conduit par Souleymane Sanogo et Tidiani Ndiaye autour de la création de La Danse ou le chaos. La représentation donnée à la fin de cet atelier devant les stagiaires et une soixantaine de leurs condisciples a plongé cette assistance peu habituée des plateaux de théâtre dans un émerveillement palpable qui démentait avec force la « malédiction » selon laquelle les publics populaires seraient « éloignés » par nature de la danse contemporaine.

LES EQUIPES DE BLONBA ET DE COPIER-COLLER

 « La danse ou le chaos » est une création de la compagnie théâtrale BlonBa, avec la compagnie de danse Copier-Coller, l’une et l’autre basées à Bamako, mais disposant d’antennes vivantes en France.

Souleymane Sanogo, danseur, en a donné le propos et en assure l’interprétation

Jean-Louis Sagot-Duvauroux, co-fondateur avec Alioune Ifra Ndiaye de la compagnie BlonBa, dramaturge et philosophe, a imaginé l’idée du spectacle et écrit son séquençage.

Tidiani Ndiaye, danseur et chorégraphe, animateur de Copier Coller, en conduit la conception chorégraphique.

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Tidiani Ndiaye, dans sa pièce chorégraphique « Moi, ma chambre, ma rue »

François Ha Van, comédien, metteur en scène, directeur d’une école de théâtre, a travaillé avec Souleymane Sanogo le jeu d’acteur et conseillé Tidiani Ndiaye pour la mise en scène.

Cette équipe a déjà été réunie, notamment pour la création de la pièce Ala tè sunogo (Dieu ne dort pas) qui mêlait théâtre et danse contemporaine, un spectacle représenté une soixantaine de fois au Mali, en France, en Centrafrique, en Côte d’Ivoire et en Tunisie. Ala tè sunogo a été sélectionné en 2016 par le Masa d’Abidjan et par les Journées théâtrales de Carthage. 

UN SPECTACLE TOUT TERRAIN : REPRESENTATIONS, ATELIERS…

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Travail d’atelier avec un groupe de la MJC de Sainte-Geneviève-des-Bois

La création de La Danse ou le chaos a abouti à deux propositions :

Un spectacle chorégraphique de 55 mn, La Danse ou le chaos, qui peut s’intégrer aux programmations classiques des institutions dédiées à la diffusion du spectacle vivant.

Des parcours incluant des performances participatives dans des lieux de vie (établissements scolaires, locaux associatifs, éventuellement appartements…) avec en conclusion une intervention « tout terrain » dite et dansée par Souleymane Sanogo et tirée du spectacle (Mes évasions, 35mn). Ces parcours peuvent être construits sur mesure avec les institutions ou les lieux que le concept intéresse. Ils peuvent aussi se conclure par La Danse ou le chaos dans sa version longue si les conditions techniques sont réunies.

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Emotion de la séparation après une semaine d’ateliers avec des élèves du lycée professionnel Louis-Marie Ampère (Morsang-sur-Orge, 91)

En voici une forme simple :

Autour du thème « Un tournant dans ma vie », un atelier est mis en place pour un petit groupe de personnes intéressées. Les participants sont invités à rechercher et à raconter « un tournant dans leur vie », une bifurcation à l’image de celle évoquée dans « La danse ou le chaos », même si ce « tournant » peut être et sera souvent plus léger que celui effectué par Souleymane Sanogo. Chaque récit/témoignage est recueilli sous la forme d’un court film en vidéo. A partir de ce matériau, le groupe recherche les gestes qui peuvent exprimer l’âme de l’histoire, puis un travail chorégraphique mené avec la personne concernée par Souleymane Sanogo ou Tidiani Ndiaye aboutit à un module vidéo/danse. Mis bout à bout, les différents modules donnent lieu à une restitution publique, puis à l’intervention de Souleymane Sanogo soit dans la petite forme « Mes évasions » qui ne nécessite pas d’être présentée dans un lieu équipé, soit par une représentation de la pièce « La danse ou le chaos ».

DEUX EXEMPLES DE PERFORMANCES DANSE/VIDEO SUR LE THEME « UN TOURNANT DANS MA VIE »

https://vimeo.com/223478403 – Mot de passe : DanseChaosMerv2017

https://vimeo.com/223467348 – Mot de passe : DanseChaosGAE2017

Des parcours de même nature sont organisés au Mali et les modules danse/vidéo issus des ateliers bénéficient de captations audiovisuelles qui permettent par le vecteur des réseaux du net des échanges directs et personnalisés entre les deux pays. Un moyen de populariser la danse contemporaine et de resserrer les liens entre les civilisations.

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Tidiani Ndiaye, chorégraphe, et Souleymane Sanogo, danseur, en répétition

LES PREMIERES DATES

22 septembre 2017 – Performances « Un tournant dans ma vie » avec un groupe du lycée professionnel Louis-Marie Ampère + « Mes évasions ». Théâtre de l’Arlequin, Morsang-sur-Orge, 91

27 octobre 2017 – Performances « Un tournant dans ma vie » avec des familles réunies par la MJC de Corbeil-Essonnes + « Mes évasions ». Théâtre de Corbeil.

25 novembre 2017 – Performances « Le risque de l’exil » + « Mes évasions » dans le cadre d’une soirée organisée par le festival La Science de l’art avec le Collectif culture en Essonne. Théâtre de l’Arlequin, Morsang-sur-Orge, 91, de 18h à 22h.

2 décembre 2017 – Performances « Un tournant dans ma vie » avec l’espace intergénérationnel de la cité des Larris + « Mes évasions ». Espace intergénérationnel des Larris, Fontenay-sous-Bois, 94.

9 décembre 2017 – Performances « Un tournant dans ma vie » réalisées avec la MJC de Corbeil-Essonnes + La Danse ou le chaos, 20h. Dans le cadre du festival Essonne-Mali. Théâtre de Corbeil, 91

17 décembre 2017 – La Danse ou le chaos. Théâtre de l’Arlequin, Morsang-sur-Orge, 17h. Dans le cadre du festival Essonne-Mali

29 mars 2018 – Performances « Un tournant dans ma vie » + Mes évasions. CNDC d’Angers, 18h.

31 mars 2018 – Performances « Un tournant dans ma vie » réalisée avec des maisons de quartier d’Angers et l’association A Bama + La Danse ou le chaos. Maison pour tous de Montplaisir.

 

LES ELEVES DU LYCEE PROFESSIONNEL AMPERE ECRIVENT A SOULEYMANE SANOGO APRES LA SEMAINE D’ATELIER « UN TOURNANT DANS MA VIE »

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 » Solo, tu apportes beaucoup de choses envers les personnes, comme passer devant un public et retirer la honte qu’on peut avoir en nous. Justement, grâce à toi Solo je n’ai plus honte de passer devant un public. Maintenant, grâce à toi, je suis ouvert. Tu étais un tournant dans ma vie. »   R.

 » J’ai trouvé la danse contemporaine assez bien parce qu’on parle avec son corps. La semaine au théâtre était formidable, car on apprenait de nouvelles choses. Ce que j’ai bien aimé aussi, l’expérience du théâtre, car je n’avais jamais fais ça auparavant. A cette sortie j’ai pu m’intégrer dans la classe TCAP, car je suis nouveau. »   T.

 » Mon moment préféré a été le jour où j’étais parmi les spectateurs, parce que j’ai pu voir la pièce de théâtre de Solo. Cette semaine-là j’ai vraiment été fier d’être Malien parce que vous aviez su nous transmettre une culture africaine. »   D.

 » Sachez que j’ai passé une incroyable et merveilleuse semaine en votre compagnie, car vous m’avez fait découvrir une nouvelle culture superbe, le fait de découvrir la danse contemporaine, l’immersion dans un théâtre pendant une semaine. »  S.

 

SOULEYMANE SANOGO – CURRICULUM VITAE

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Souleymane Sanogo – Né le 24 Octobre 1988
6 avenue des Sept-Bonniers – 1180 Uccle – Bruxelles – Belgique
baso5@yahoo.fr – 32 465 77 78 74

 

EXPERIENCES PROFESSIONNELLES

  • Octobre 2016

Performance pour Patshiva CIE, avec Fatou Traoré.

  • Septembre 2016

Projet «The Bialowieza project» en collaboration avec les étudiants du Royal Institute of Theatre, Cinema and Sound (RITCS).

Participation au festival « Murmurez frénétique » – 3ème édition.

  • Aout 2016

Création « Mythologie », projet interdisciplinaire, création Hélène Lacrosse.

  • Février – mars 2013

Résidence de création « Fatoumata mana » au C.N.D de Pantin. Spectacle présenté au festival Essonne danse.

  • 2012

« Allah te Sunogo », création de la compagnie Blonba, Jean-Louis Sagot.

  • 2011 – 2012

« Les sorciers », création Aly Karembé, compagnie Karembé studio.

  • 2010

« Confinement », création Nelisiwe Xaba.

  • 2009

« Personne ne reste », création compagnie Vigilance.

« Apocalypse », création compagnie Doudadou.

  • 2008

« Chez Rosette », création Kettly Noël.

  • 2006

« Waterproof », création Anuscka Brodacz pour la Jeune Compagnie.

  • 2005

« Moving Pictures », création Moketsi Koena pour la Jeune Compagnie.

FORMATIONS

  • Septembre 2013 – juin 2016

Cycle de formation à P.A.R.T.S, école crée et dirigée par Anne Teresa De Keersmaeker Forest, Belgique

Technique de danse : ballet, contemporain, travail et création personnels.

Workshop : répertoire, improvisation, composition, chorégraphie.

Etude corporelle : anatomie, yoga, pilate, shiatsu, nutrition.

Théâtre

Musique : analyse musicale, chant, rythme

Cours théoriques : histoire de la danse, philosophie des arts, sociologie, analyse de performance, management.

Projets personnels et stage.

  • Janvier – février 2016

Formation P.A.R.T.S : stage de perfectionnement à l’école des sables dirigée par Germaine et Patrick Acogny – Dakar, Sénégal.

Technique de danse : sabar (danse traditionnelle sénégalaise), danse Zulu, contemporain.

Cours théoriques : histoire de la danse africaine, histoire de l’art africain.

  • 2012 – 2013

Formation en composition chorégraphique organisée par la fondation – Bougousaba, Mali.

  • Juillet – aout 2012

Ecole d’été à P.A.R.T.S

  • 2003 – 2011

Formation permanente à l’espace Donko Seko, atelier de danse contemporaine et de recherches chorégraphiques, dirigé par Kettly Noël.

ASSOCIATION – MEMBRE

Cofondateur de l’association « Copier Coller », formation de jeunes à la danse et aux techniques audiovisuelles – Sabalibougou Bamako, Mali.

copier8coller@gmail.com

Membre du conseil international de la danse.

LANGUES

Bambara : parlé

Français : parlé, lu et écrit

Anglais : parlé, lu et écrit

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