DO KAMISSA, LA FEMME-BUFFLE, une tragédie du respect

A l’origine de la geste du Manden, récit historico-légendaire qui rapporte la fondation du Mali classique par Sunjata Keïta (début du XIIIe siècle), il y a l’histoire d’une femme qui ne supporte pas l’humiliation. Le griot Wa Kamissoko en a donné une version saisissante recueillie par feu Youssouf Tata Cissé et publiée chez Karthala-Arsan sous le titre « La grande geste du Mali, des origines à la fondation de l’empire ». Je me suis risqué à tenter une adaptation du texte original dans laquelle j’ai pris comme règle de rester le plus proche possible de la scansion et de la syntaxe des langues mandingues, avec l’espoir que la langue française saurait se faire suffisamment modeste pour que ceux qui la parlent y entendent le flux des hautes gestes griotiques. Que les deux grands hommes par qui ces vers m’ont été transmis me pardonnent. L’autre grande figure de cette histoire est le héros Tiramakan. Je dédie ce travail à ceux de ses innombrables descendants, les Traoré, Diop, Ouattara, Ouedraogo, Dembélé, qui ont ajouté leurs noms prestigieux à l’état-civil français.Do_Kamissa_Buffalo_of_Do_by_Ronna_N

 

Gens de bien,

Si vous voyez que je vous dis l’histoire vraie, ici, dans sa clarté, pour que vous en connaissiez l’enchaînement et que vous en compreniez les causes,

L’or ne l’a pas fait,

L’argent ne n’a pas fait.
Ce qui l’a fait, c’est que vous êtes venus, vous vous êtes assis, et vous voulez savoir.

En ce temps là, Dieu confia la souveraineté à Dô Moko Niamoko Djata.

A Dô Moko Niamoko Dyata, on enjoignit alors de sacrifier pour son pays,

Le pays de Dô :

Si le jour du sacrifice arrive,

Qu’il sacrifie un taureau,

Ses cornes et ses oreilles seront de taille égale,

Mais qu’aucune femme n’en mange.

Dô Moko Niamoko Djata dit : j’ai entendu.

Sa sœur est Dô Kamissa.

Elle a sa place auprès de lui.

Les gens des temps anciens,

si leur sœur venait leur dire :

Je viens m’installer chez les enfants de mes frères,

Car Dieu ne m’a pas donné de fils,

Or mon âge va vers sa fin

Et je suis sans force,

Quand elle arrive,

On lui construit une hutte derrière la maison,

On l’y amène.

On l’y laisse.

Elle n’a pas été jetée.

Si un bonheur survient,

Il se fait aussi pour elle

Et on lui en apporte sa part.

Sinon, la garder dans ta propre maison,

Si ça te plaît,

Tu achètes la guigne,

Et même si ça ne te plaît pas,

Tu achètes la poisse.

Que tu puisses l’abriter sous ton toit et que ton épouse n’ait pas la poisse,

Ou ton jeune frère,

Ou toi même,

Ça, n’y compte même pas.

Voilà pourquoi les gens des temps anciens construisaient une hutte pour y laisser leur sœur, là-bas, derrière la maison.

 

Quand il fut dit à Dô Moko Nyamoko Dyata de faire pour la patrie le sacrifice d’un taureau de trois ans, un taureau pie,

Pour éviter d’offenser sa sœur aîné,

Il prit un bélier d’exception,

Et se rendit humblement auprès d’elle.

Il partit l’offrir à sa sœur.

Il lui dit :

Ma sœur, vois ce bélier,

Je suis venu te l’offrir,

Fais-en ta sauce,

Et que tes vœux concordent avec la volonté de Dieu.

Sa sœur lui dit :

Dô Moko Nyamoko Dyata,

Ton offrande convient.

Elle me fait plaisir.

Il dit : Je t’ai entendue.

Il revint se saisir d’un taureau, puis partit avec, derrière la ville.

Venus des douze cités du pays de Dô,

Les hommes l’attendent.

Tous ceux qui sont en âge de porter le carquois,

Tous, il les trouve réunis pour le sacrifice.

 

Un cordonnier, un descendant de Walani Bouraïma le cordonnier, vint trouver Dô Kamissa.

– Ee ! Dô Kamissa, être une femme est une affaire bien étrange.

Ce qui s’est dit de toi, aujourd’hui ?

Que vraiment, tu n’es qu’une femme.

Pourtant, le jour de ta naissance,

On n’a pas dit : ce n’est qu’une femme !

Ce qui s’est dit, aujourd’hui ?

Que Dô Moko Nyamoko Dyata fasse le sacrifice d’un taureau,

Mais aucune femme n’en goûtera.

On ne t’a pas donné ce bélier par hasard.

Pourquoi te l’a-t-on donné ?

Pour que tu ne viennes pas goûter du taureau sacrifié pour les vrais fils de la patrie.

C’est ainsi que, de l’établissement du monde à ce jour, le cordonnier, le vrai cordonnier, le cordonnier de sang,

Même s’il devenait l’imam de la ville,

Même s’il devenait un saint,

Semer la discorde, il ne pourra pas se défaire de ça.

 

Quand le cordonnier se fût adressé de cette manière à Dô Kamissa, Dô Kamissa dit :

Aa !

Donc c’est ainsi.

Très bien !

Je m’assieds, je regarde et j’attends.

En ce temps là, dans le Manden,

S’il se disait qu’un sacrifice doive être célébré par les vrais fils de la patrie,

Tous les hommes en âge de porter le carquois se retrouvaient ensemble, derrière la ville, sous un vieil arbre.

Que les tambours doivent être frappés, ils se frappaient là-bas.

Les rites se donnaient là-bas,

Les bœufs s’égorgeaient là-bas,

Les moutons aussi s’égorgeaient là-bas.

Tout ce qui avait à voir avec le sacrifice,

Tout se faisait là-bas.

Les marmites étaient posées là-bas.

On disait : c’est la viande des hommes.

Les femmes n’en goûtent pas,

Les enfants n’en goûtent pas.

On disait : c’est le jour de la viande des hommes.

Toutes les confréries d’hommes se retrouvaient là-bas, derrière la ville, sous le vieil arbre,

Ils sacrifiaient,

Ils mangeaient,

Puis faisaient retraite en dansant,

Puis entraient dans la ville.

 

Quand ils en eurent fini avec la danse,

Dô Kamissa vint trouver Dô Moko Nyamoko Dyata :

– Ee !

Elle dit :

Dô Moko Nyamoko Dyata,

Ehè !

Vraiment, aujourd’hui, je ne suis qu’une femme pour toi.

Célébrer le sacrifice des vrais enfants du pays,

En goûter,

M’en priver,

Dire de ne pas en donner aux femmes,

Vraiment, aujourd’hui, je ne suis qu’une femme pour toi.

Mais à la grâce de Dieu,

Si l’enfant du pays, le vrai, c’est moi,

Ou si c’est toi, Dô Moko Nyamoko Dyata,

Nous le saurons.

Dô Kamissa fit ses préparatifs pour assiéger le pays de Dô.

Elle usa de ses secrets et prépara ses sortilèges.

Elle se fit buffle en secret.

On entendit ce nom : buffle de Dô.

Et la guerre du buffle se leva sur le pays de Dô.

Jour après jour, dans chacune des douze cités, le buffle enlève une personne.

L’une après l’autre,

De ville en ville,

Jour après jour,

Pour tourmenter le pays de Dô,

Le tourmenter, le tourmenter encore,

Le tourmenter jusqu’aux limites du tourment.

 

Quand le tourment parvint aux limites du tourment, Dô Moko Nyamoko Dyata dit :

C’est grave.

Mais nous allons faire une chose :

Si Dieu l’accepte, si son envoyé l’accepte ,

Quel que soit l’homme qui écartera de notre seuil la guerre que nous fait ce buffle,

Nous partagerons le pays en deux,

Un côté lui sera donné,

L’autre côté restera dans nos mains.

 

La nouvelle fut portée à la connaissance de Dan Massa Woulani et Dan Massa Woulan Tamba.

Dan Massa Woulani, c’est Tiramakan Tarawélé.

Dan Massa Woulani vint à Konkannya rencontrer son seigneur, Farakoro Makan Kényi.

 

Dan Massa Woulani dit :

Farakoro Makan Kényi,

Nous avons entendu cette parole -ci :

Qu’il y a dans le pays de Dô la guerre du buffle,

Qu’on dit là-bas :

Quel que soit l’homme qui écartera de notre seuil la guerre que nous fait ce buffle,

Nous partagerons le pays en deux,

Un côté lui sera donné,

L’autre côté restera dans nos mains.

 

Farakoro Makan Kényi écouta les deux frères.

Il voulut savoir.

Il se rendit, lui avec eux, chez le patriarche des voyants.

Le patriarche dit :

Gloire à Dieu !

Toi, Farakoro Makan Kényi,

Si tes messagers partent là-bas,

Dieu leur donnera la puissance.

Comment la puissance leur sera-t-elle donnée ?

S’ils veulent se concilier le buffle de Dô,

Qu’ils fassent le sacrifice d’une jeune brebis sans agneau,

Qu’ils la tuent.

S’ils l’ont tuée, qu’ils en ouvrent le ventre,

Qu’ils ne laissent pas les mouches se poser sur son foie,

Qu’ils prennent le foie,

Qu’ils le placent sur le feu des braises,

Qu’ils pilent du sel de lion,

Qu’ils en prennent la poudre,

Qu’ils la saupoudrent sur le foie.

Ils surent de quelle façon tuer la brebis du sacrifice,

 

Alors le patriarche leur dit d’aller prendre sept feuilles de dyanba, de venir avec, d’aller prendre une pipe à fumer le dyanba, de venir avec.

Le dyanba se fume et quand on le fume, l’esprit se lève.

Il prit le dyanba, il le travailla contre le buffle de Dô, il le leur rendit.

Il parla :

Vous irez,

Vous rencontrerez une vieille femme,

C’est Dô Kamissa.

Si vous lui donnez le foie de cette jeune brebis,

Si elle en goûte,

Quand le troisième jour prendra fin,

Asseyez vous à côté d’elle.

Dites lui : notre venue, c’est pour converser avec toi.

Ses mauvaises paroles, n’en prenez pas ombrage.

Ses mauvais procédés non plus, n’en prenez pas ombrage.

Écrasez le dyanba, mettez -le dans la pipe, tirez sur la pipe, jetez-en la fumée, qu’elle en soit touchée par trois fois.

Si cela se fait, ce qui s’est accompli en elle, elle vous le dira.

Mais soyez sur vos gardes.

Soumettez-vous pour elle.

Humiliez-vous pour elle.

Portez ses fardeaux.

Prenez sa peine.

Le respect, le respect seul vient à bout de tout.

 

Ils parlèrent, ils sacrifièrent, ils se mirent en chemin,

Puis ils parvinrent aux portes de Dô.

Ils trouvèrent Dô Kamissa derrière sa hutte.
Elle enlève les termitières.

Dan Massa Woulani lui dit :

Grand-mère, à toi le plein jour !

– Que vous me saluiez, c’est votre affaire,

Que vous ne me saluiez pas, c’est aussi votre affaire.

Vos pareils sont passés nombreux et m’ont laissée là.

Il dit :

Grand-mère, tu ne nous donnes pas ta houe ?

Nous allons enlever les termitières pour toi.

– Que vous enleviez les termitières pour soulager ma peine, c’est votre affaire,

Que vous les laissiez, et moi avec ma peine, c’est aussi votre affaire.

Vos pareils sont passés nombreux et m’ont laissée là.

Ils vinrent prendre la houe pour enlever les termitières et soulager sa peine.

Ils dirent :

Grand-mère, donne ton coussinet que nous les portions pour toi.

– Que vous les portiez, c’est votre affaire,

Que vous ne les portiez pas, c’est aussi votre affaire,

Vos pareils sont passés nombreux et m’ont laissée là.

 

Dan Massa Woulani s’éloigna pour ouvrir son sac.

Il y mit la main, il en sortit du foie.

Il dit :

Grand-mère, ce foie que nous avons avec nous, tu n’en prendras pas et que ta bouche s’en réjouisse ?

Elle dit :

Que vous m’en donniez, que vous ne m’en donniez pas, c’est votre affaire.

Vos pareils sont passés nombreux et m’ont laissée là.

Mais quand ce foie lui fut donné, elle en croqua,

Puis fit claquer sa langue dessus.

Dan Massa Woulani revint avec les termitières et parvint à l’entrée de sa hutte.

Il dit :

L’entrée de ta hutte, c’est ça ?

– Oui, l’entrée de ma hutte, c’est ça.

Il déposa les termitières, il dit :

Viens que je casse une termitière pour que tes poulets mangent les termites.

– Que vous la cassiez, c’est votre affaire,

Que vous ne la cassiez pas, c’est aussi votre affaire,

Vos pareils sont passés nombreux et m’ont laissée là.

Ils cassèrent les termitières pour nourrir les poulets.
Quand ils en eurent fini, ils prirent leurs flèches, ils descendirent en ville.

Il avait été dit : avant de pousser la causerie avec Dô Kamissa,

Ne partez pas dans les bois sauvages.

Ils entrèrent dans la ville.

 

Le lendemain, il vinrent :

Grand-mère, à toi le jour!

– Que vous me saluiez, c’est votre affaire,

Que vous ne me saluiez pas, c’est aussi votre affaire,

Vos pareils sont passés nombreux et m’ont laissée là.

– Grand-mère, nous avons du foie.

Nous sommes venus pour t’en donner et que ta bouche s’en réjouisse.

– Que vous m’en donniez, c’est votre affaire,

Que vous ne m’en donniez pas, c’est votre affaire,

Vos pareils sont passés nombreux et m’ont laissée là.

Ils prirent de ce foie,

Ils lui en donnèrent,

Elle en croqua,

Sa langue claqua.

Le lendemain, ils vinrent et firent de même.

 

Alors Dan Massa Woulani en vint à sortir le dyanba.
Il en prit le meilleur, l’écrasa, le mit dans la pipe, battit son fer à feu, fuma.

Cela fait, il tira une grande bouffée de fumée, la souffla,

Une autre et la souffla,

Une autre et la souffla.

La vieille femme dit :

– Ee ! mon enfant !

Mon petit enfant !

Toi, tu es un homme courageux !

Viens me faire voir ça.

Vos affaires sont vos affaires,

Mais ça, j’aime ça !

Dan Massa Woulani ôta la pipe de sa bouche,

Il la donna à Dô Kamissa.

Elle tira une grande bouffée de fumée, la souffla,

Une autre et la souffla,

Une autre et la souffla.

– Aa !

Elle dit :

Mon enfant, pourquoi êtes vous venus ici, au pays de Dô ?

Dan Massa Woulani dit :

Nous ne sommes pas venus pour quelque chose que nous ne puissions dire.

Ce pour quoi nous sommes venus ?

Il nous a été dit qu’un buffle est en guerre, ici,

Que si quelqu’un survient,

S’il aide à ôter la guerre du buffle de devant le seuil des gens d’ici,

Qu’ils partageront leur pays en deux côtés,

Un côté donné à cet homme,

L’autre côté restera dans leur main.

Notre venue, c’est ça : venir et tenter l’affaire.

Mais de tout ce jour, nous ne sommes pas encore entrés dans les bois sauvages.

– Ee !

Dô Kamissa dit :

N’entrez pas dans les bois sauvages.

Elle dit : Mon enfant !

Elle dit : Aa !

Dieu a secouru vos cris.

Vous avez entendu ce nom : buffle de Dô.

Mon petit-enfant, je suis le buffle de Dô.

Elle dit :

Je suis le buffle de Dô.

Moi, m’abattre n’est pas dans la main d’un homme.

M’abattre est dans ma seule main.

Mais je me donne à vous.

J’ai un secret,

Je vous le donne.

Sinon, m’abattre n’est pas dans la main d’un homme :

Car je suis le buffle de Dô.

 

Moi, la balle de fer ne me tue pas.

Moi, le fer à buffle ne me tue pas

La pierre rouge ne me tue pas,

La balle de cuivre ne me tue pas,

La pierre tranchante ne me tue pas.

Moi, m’abattre ?

Elle souleva sa quenouille et son fuseau,

Elle les leur montra.

Elle dit :

La chose qui m’abattra, la voici !

Elle dit : Mon enfant, je te la donne.

Et mon arc à battre le coton, je te le donne.

Elle en finit avec ça, elle prit trois baguettes de bambou, puis lui donna.

Elle en finit avec ça, elle prit un œuf de poule puis lui donna,

Elle en finit avec ça, prit trois charbons, puis lui donna,

Elle en finit avec ça, elle prit trois cailloux rouge, et lui donna.

Elle dit :

Mon petit enfant, demain, allez dans la brousse-aux-dix-eaux.

Si vous parvenez à l’étang de la brousse-aux-dix-eaux,

Vous m’y trouverez, moi, dressée derrière le grand fourré.

Ma corne est d’or par moitié, d’argent par moitié.

Ma queue est d’or par moitié, d’argent par moitié.

 

Si mon regard et vos regards se posent l’un sur l’autre,

Je bondirai pour fondre sur vous.

Et si je bondis pour fondre sur vous,

Ces trois baguettes de bambou, lâchez-les !

Alors il s’en fera trois bois épais entre moi et vous.

Du temps et du temps passera pour que je les traverse.

Vous ferez ce que vous avez à faire.

Si j’en viens à finir avec ça, puis que je fonds sur vous,

Trois cailloux rouges sont entre vos mains,

Vous les lâcherez sur le sol.

Sache qu’il s’en fera trois hautes montagnes entre moi et vous.

Du temps et du temps passera avant que j’ai monté ces montagnes, puis les aie descendues.

Vous ferez ce que vous avez à faire.

Vous vous préparerez.

 

Mais quand cela surviendra,

Vous avez cet arc à battre le coton,

Et le fuseau qui va avec.

Attention ! Ne les lâchez pas !

 

Si j’en finis avec les trois montagnes, les monter puis les descendre,

Et si j’en viens à vous rejoindre,

Cet œuf de poule que vous avez en main,

Brisez-le !

Il s’en fera trois grands fleuves entre moi et vous.

J’y entrerai pour les franchir sur vos traces.

Quand je les aurai franchis, si je parviens jusqu’à vous, les trois charbons, lâchez-les !

Il s’en fera trois ténèbres profondes entre moi et vous.

La troisième ténèbre s’achève sur un grand arbre, un caïlcédrat.

Vous entrerez sous la protection du grand arbre.

Quand je serai parvenue à ses pieds, mes sortilèges seront épuisés,

Ils s’éteindront.

Alors vous mettrez le fuseau dans l’arc, vous tendrez l’arc, vous tirerez.

S’il parvient jusqu’à toucher mon dos, même s’il ne tranche aucun de mes poils, sache que j’aurai laissé ce monde.

Elle dit :

– Je fais ça pour prix de votre respect.

Car c’est ainsi, gens de bien,

Le respect ne se paye ni d’or, ni d’argent, ni de flatteries.
De l’établissement du monde à ce jour,

Rien n’importe au respect, sauf le respect.

Publicités

2 réflexions sur “DO KAMISSA, LA FEMME-BUFFLE, une tragédie du respect

    • Oui Vincent, c’est un livre précieux, bilingue, avec la version originale de Wa Kamissoko et sa traduction en français par Youssouf Tata Cissé. Un deuxième tome, malheureusement uniquement en français existe également. La version française proposée par le grand et regretté Youssouf Tata Cissé est guidée par un souci documentaire : rendre audible aux autres civilisations les mécanismes des sociétés mandingues. Je me suis permis d’aller dans une autre direction, plus exclusivement littéraire, mais j’espère surtout que ça donnera à beaucoup le désir d’aller consulter la proposition de Youssouf Cissé, ainsi que ses nombreux et passionnants commentaires. Quel dommage que des textes qui sont un peu comme l’Illiade ou la Bible du Mali soient si peu diffusés.

      J'aime

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s