CULTURE EN PARTAGE, diffusion artistique et vie culturelle en Afrique

 

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Les artistes de la Cie malienne BlonBa dans la pièce Alatè sunogo/Dieu ne dort pas, première tournée organisée avec l’Alliance française de Bangui dans le cadre de Culture en partage

L e       p  o  i  n  t    d  e     d  é  p  a  r  t

Comment financer de façon autonome, reproductible et durable la diffusion du spectacle vivant en Afrique ? Cette question est à l’origine de Culture en partage. Voici la réponse qu’élaborent  et expérimentent les initiateurs du projet :  les représentations sont financées sous forme d’invitations personnalisées offertes à des jeunes par des sponsors privés, publics ou associatifs intéressés à communiquer leur nom, leurs marques, leurs causes ou leurs actions en direction du grand public. Cette communication chaleureuse et directe convainc au Mali un important opérateur économique, en Centrafrique des agences de l’ONU. Les premières expérimentations sont des succès. Culture en partage décide alors d’étendre le dispositif et de le structurer autour de centres culturels au fonctionnement souple et léger, les Foyers de vie culturelle et artistique (FOVICA).

L e       c o n c e p t

Un réseau d’entreprises culturelles reconnues, un répertoire de spectacles de qualité, des pôles décentralisés de vie artistique et intellectuelle, un dispositif de large diffusion pour la culture vivante

Le projet Culture en partage est constitué par un réseau d’entreprises culturelles d’Afrique centrale et d’Afrique de l’Ouest réunissant des compétences reconnues, disposant d’un solide répertoire de spectacles et à l’écoute des initiatives de la jeunesse. Son objectif est de développer à une vaste échelle un dispositif de diffusion des arts de la scène au financement autonome, pérenne et reproductible (cf supra). Ce dispositif est adossé à des Foyers de vie culturelle et artistique (FOVICA), lieux décentralisés disposant chacun d’un équipement mobile de qualité pour les représentations de spectacle vivant (espace scénique, son, lumière) et d’une médiathèque numérique qui permettra d’en faire des pôles d’accès à la culture, à la connaissance et à la vie sociale.

Rassembler la jeunesse autour d’un imaginaire commun de notre temps pour prévenir et réparer les fractures de sociétés impétueuses mais fragiles.

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La joie des spectateurs à la fin d’une représentation de la pièce Dieu ne dort pas/Ala tè sunogo (Alliance française de Bangui, 2015)

La compagnie malienne BlonBa à Bangui

Le concept de Culture en partage a été élaboré dans deux pays qui ont connu de graves crises, le Mali et la Centrafrique. Il est apparu à ses promoteurs qu’il y avait urgence à développer dans ces pays et plus largement en Afrique un imaginaire commun du XXIe siècle, ancré dans les lignées culturelles du continent et raccordé au monde. La culture vivante est la boîte à outil qui permettra à la jeunesse de se construire les boussoles qui font défaut, de se réunir, de trouver ses repères. Elle constitue un puissant facteur de paix, de cohésion, d’échanges pacifiques, conditions du développement. En multipliant les foyers de rencontres et de connaissance, Culture en partage donne des outils de qualité à la mobilisation de la société pour sont développement et notamment l’accomplissement des objectifs du millénaire.

Déjà des expérimentations concluantes dans deux pays en crise (Mali, Centrafrique)

 Deux premières expérimentations de Culture en partage, à Bamako (Promotion des arts au Mali) et à Bangui (Alliance française de Bangui), ont été développées avec succès, grâce au concours financier d’Orange-Mali à Bamako, de l’OIM, de la FAO et de l’ambassade de France en Centrafrique. Une première médiathèque numérique est en développement à Bangui. A l’occasion de ces expérimentations, la diffusion du spectacle vivant a réunit environ 55 000 spectateurs, jeunes pour la plupart. En Centrafrique, des discussions bien engagées avec le fonds Bèkou de l’Union européenne pour la reconstruction de la RCA laissent envisager un financement significatif de ce programme d’action culturelle au titre de la cohésion sociale, de la paix et du développement.

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Le public du quartier de Lafiabougou (Bamako) suit nombreux la représentation de Plus fort que mon père (Cie BlonBa) donnée lors d’une première tournée Culture en partage financée par Orange-Mali

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MICHEL SANGARE et SIDY SOUMAORO « RAMSES »

 24 foyers de culture et de vie sociale dans 6 pays d’Afrique occidentale et centrale, une ouverture sur les télévisions.

Afin d’atteindre une taille critique permettant de consolider le concept sur une échelle suffisante, les entreprises impliquées dans Culture en partage envisagent de créer sur deux ans vingt-quatre FOVICA répartis dans six pays (Mali, Centrafrique, Cameroun, Nigeria, Côte d’Ivoire et Burkina Faso), avec un focus particulier sur le Mali et la Centrafrique où Culture en partage est déjà à l’œuvre. En prenant appui sur l’expérience de la compagnie malienne BlonBa, une des structures initiatrices du projet, Culture en partage pourra être source de programmes télévisés (captations ou programmes issus des spectacles) qui fourniront les chaines en programmes africains susceptibles d’étendre le bénéfice du projet à des dizaines de millions de personnes.

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Le tournage de la série Cyber-Débrouille pour les chaînes africaines du groupe Canal + utilise le vivier de créateurs et d’artistes de Culture en partage. Ci-dessous, des captations de qualité déjà à la disposition des chaînes de télévision et des médiathèques du continent.

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Au delà de l’investissement, des ressources commerciales permettant l’autosuffisance au service d’une action culturelle d’intérêt général

Au delà de l’investissement initial, le fonctionnement de Culture en partage sera assuré de façon autonome. Sa première source de revenu est le dispositif original de diffusion des spectacles déjà éprouvé au Mali et en Centrafrique, basée sur des cartons d’invitation personnalisés offerts à des jeunes par des sponsors privés, publics ou associatifs. La salle mobile pourra également être louée pour des manifestations festives et accueillera, en dehors des tournées Culture en partage, des représentations payantes. Le fonctionnement des médiathèques numériques inclura des opérations commerciales : cyber, vente de liseuses, téléchargement de livres électroniques, édition, jeux, utilisation du matériel audiovisuel pour la réalisation de films sur des événements sociaux (mariages, baptêmes, festivités.) Les FOVICA abriteront également des « boutiques de Culture en partage » où l’on pourra acquérir des produits culturels et artisanaux.

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L’Ideas Box, la médiathèque numérique mise au point par Bibliothèque sans frontières équipera tous les pôles de Culture en partage.      images-1

http://www.ideas-box.org/index.php/fr/ideas-box/decouvrez-l-ideas-box

 Des partenariats privé-public et Sud-Nord d’un nouveau type

Culture en partage est une initiative issue de la société civile et de la communauté artistique des pays concernés. Le réseau travaillera à établir des partenariats avec les pouvoirs publics locaux, nationaux et internationaux. Il mettra par priorité ses équipements à la disposition d’initiatives conçues pour l’intérêt général dans un esprit de service public. Culture en partage souhaite travailler avec les partenaires du Nord engagés dans le co-développement du secteur culturel dans l’objectif de favoriser les échanges entre la création contemporaine en Afrique et ailleurs. Son fonctionnement financier est transparent, public et contrôlé.

 

L e       r é s e a u

 Déjà actif 

MALI / Tête de réseau : Promotion des arts au Mali (Bamako, Drissa Samaké). Autres partenaires : le centre Korè (Ségou, Mamou Daffé) , l’Alliance franco-malienne de Mopti, la compagnie BlonBa, Orange Mali, les Plateaux de la mise en scène (Bamako, Levis Togo, avec le Conservatoire Balla Fasséké Kouyaté et l’Institut français du Mali,).

REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE / Tête de réseau : Alliance française de Bangui, avec la FAO, l’OIM, l’ambassade de France, le centre de Kolongo Plage, la compagnie BlonBa, le fonds Bèkou (UE)

En préfiguration

BURKINA FASO / Tête de réseau : Salia Sanou, Centre chorégraphique La Termitière

NIGERIA / Tête de réseau : Qudus Onikeku, QDance Center

CAMEROUN / Tête de réseau : Jean-Félix Ntomp et Mustapha Ali Mboglen, Festival international Bogso Eséka (FIBE)

 CÔTE D’IVOIRE / Tête de réseau : Souleymane Sow, Marché International Jeunes Créations d’Abidjan.

PARTENAIRES INTERNATIONAUX / Fondation Africa France, Bibliothèque sans frontière, Alliances françaises, Fonds Bèkou, Groupe initiative Afrique

 

R é s u l t a t s     a t t e n d u s  

24 équipements scéniques – 24 médiathèques numériques – entre 100 et 150 emplois permanents – 500 emplois temporaires – 480 représentations – 45 créations financées – 192 000 spectateurs des tournées Culture en partage – alimentation des télévisions en programmes locaux

 

UN VASTE REPERTOIRE DE SPECTACLES DE QUALITE

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